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lundi 27 avril 2026

Sébastien Boko en résidence de création sur le comptage en fon

Face à sa nouvelle démarche de travail


L’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, avait mené le projet, ’’Nù xì xà’’. Il s’agissait de sa première phase. Elle a abouti à l’exposition du même nom. Elle s’était déroulée du 1er au 31 octobre 2025 à l’Institut français de Cotonou. La démarche du ’’Nù xì xà’’ consiste à s’inspirer de la méthode traditionnelle de comptage. Il s’agit de celle propre aux Béninois de l’ethnie du fon. L’originalité de ce système a fait concevoir et fabriquer des œuvres par l’artiste. Elles étaient, entre autres, picturales et sculpturales. Il existe une deuxième phase du projet. Elle en est le prolongement par une résidence de création. Elle prend fin au troisième trimestre de 2026. Elle est l’arbre qui cache la forêt.


L'affiche officielle du projet, ’’Nù xì xà’’ 2


Des investigations approfondies, des déplacements, de nouvelles expériences, des journées ’’Portes ouvertes’’ et des œuvres à créer. Le vaste programme qu’exécute l’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, pour le compte d'une résidence de création sur le comptage dans l’ethnie des ’’fon’’, au Bénin , qui est prévue pour s’achever le 30 septembre 2026.

Selon l’artiste, s’approprier le comptage chez les ’’fon’’ est impressionnant. Il relie à un système original de référence à des données pratiques. Elles concernent des parties du corps humain comme le pied ou l’oeil. Cette méthode amène aussi à l’évocation de la terre. On trouve également la mention d’un instrument comme la ceinture de grimpage à un palmier.


De gauche à droite, le Professeur Raymond Assogba, à l'issue d'un échange scientifique avec Sébastien Boko, à droite.


Le projet a conduit Sébastien Boko à deux résultats concrets. Il a, désormais, une idée de l’historique et des réalités du comptage en fon. Il y est arrivé après avoir rencontré des sachants de plusieurs domaines différents. Gabin Djimassè, Toussaint Ahomagnon, Aimé Akpinkou, alias Azé Baba, David Coffi Aza et Raymond Assogba sont de ces personnalités.

Le sculpteur, dans sa démarche, a fait des déplacements stratégiques.


De gauche à droite, Sébastien Boko, dans une formation assurée par Suriky Ky, à Ouagadougou, sur la manipulation du bronze 

Du 16 février au 16 mars 2026, il a séjourné à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Il s’y est formé à la technique de travail sur le bronze. « Cela s’est très bien passé avec Suriky Ky », commente-t-il.

Pièce en bronze de Sébastien Boko, réalisée après sa formation

Cette immersion a débouché sur « la réalisation d’esquisses, de prototypes de pièces en bronze ». « Le projet avance bien », conclue-t-il. En effet, il a mis au point des séries palpables. Il y a celle dénommée ’’Poulet bicyclette’’. D’autres portent sur les cauris et, notamment, sur les pieds.

En dehors du bronze, le bois, l’inox, le textile et la céramique sont des matériaux d’autres œuvres du projet. L’artiste réalise l’ensemble de ses créations à Cotonou.

Sébastien Boko se déplace aussi énormément au Bénin. Sa quête le conduit dans les villes où se parle la langue du fon. Elles sont, entre autres, Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Covè, Bohicon et Abomey. Il pourra expérimenter les connaissances que lui ont transmises les sachants indiqués. Le projet actuel bouclé, il pourrait travailler sur le comptage dans une autre langue béninoise.

Sébastien Boko utilisera deux canaux pour montrer au public les sculptures afférant au projet. D’abord, il y aura trois journées ’’Portes ouvertes’’. La toute première aura lieu en juin 2026. Le public pourra, alors, se déplacer vers Togbin. Ce quartier est celui de son atelier. Ensuite, l'artiste pourra tenir des expositions. L’une aura lieu à la ’’Gallery Soview’’, à Accra, au Ghana. Une autre se tiendra en Irlande à ’’Open exchange’’.

Pour l’artiste sculpteur, de nombreux partenaires ont rendu réalisable le projet. Il s’agit de l’Agence de Développement des arts et de la culture (Adac). Elle est sous la tutelle du ministère béninois de la Culture. Il mentionne, notamment, l’Espace culturel, ’’Le centre’’. Il est sis quartier d’Atropocodji, à Abomey-Calavi, au Bénin.

Marcel Kpogodo

lundi 22 septembre 2025

Les Recico 2025 se mangeront à la sauce égyptienne

Selon une annonce faite en conférence de presse

Les Rencontres cinématographiques et numériques de Cotonou (Recico) auront lieu. Une conférence de presse en a abordé le déroulement. Elle s’est tenue le mardi 2 septembre 2025. Sètondji Dimitri Fadonougbo, le Délégué général, l’a animée. C’était au siège de l’Agence du Développement des arts et de la culture (Adac). Il se situe au quartier de Fidjrossè à Cotonou, au Bénin. Il ressort que l’Egypte prendra une place particulière dans les Recico 2025.


De gauche à droite, Ragaa Elwakeel, Sètondji Dimitri Fadonougbo et Clémentine Lokonon, au cours de la conférence de presse

L’Égypte, pays invité d'honneur des Recico 2025, avec huit films à faire découvrir. Ce qui, entre autres, émane de la conférence de presse, qu’a tenue Sètondji Dimitri Fadonougbo, le Délégué général de l’événement, le mardi 2 septembre 2025, au siège de l’Agence du Développement des arts et de la culture (Adac), au quartier de Fidjrossè, à Cotonou, au Bénin.

Les films égyptiens concernés sont des courts, moyens et longs métrages. Ils portent sur le thème de la cinquième édition des Recico. Il est intitulé : « Cinéma et immigration : enjeux, défis et perspectives ». Le festival est prévu pour avoir lieu du 27 septembre au 4 octobre 2025. Ce sera au Palais des Congrès de Cotonou. Sètondji Dimitri Fadonougbo en est aussi le président du Comité d’Organisation.

Ragaa Elwakeel, ambassadrice de l’Égypte au Bénin, a co-animé la conférence de presse. Elle a parlé des huit films de son pays. Ils seront diffusés sur les Recico 2025. Ils sont l’œuvre de réalisateurs célèbres et confirmés. D’autres sont aussi des débutants dans le métier. Ces films manifesteront leur spécificité dans l’animation du thème des Recico. La diplomate égyptienne l’a expliqué. « Nos films parleront aussi d’un autre aspect du thème : l’immigration sud-sud », selon elle. « Quand on évoque l’immigration des Africains, on pense souvent au sens Sud-Nord », reprit-elle. Puis, elle continua. « Mais si l’on consulte l’histoire, il y a toujours eu de l’immigration des pays du Nord vers des pays africains ». Pour elle, cette dimension est très importante pour nourrir le débat. Elle contribue à construire une conversation entre les acteurs impliqués.

Outre l’Egypte, 25 autres pays africains participeront aux Recico 2025.



Des films sélectionnés


Les 25 autres pays concernés ont été retenus pour 43 films sur 206 reçus. C’était après l’appel à candidatures. Ils sont divers : Algérie, Angola, Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Conakry, Mali, Maroc, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad et Togo. A l’origine, ils ont, respectivement, proposé 14, 3, 10, 27, 25, 7, 12, 14, 3, 5, 11, 8, 10, 4, 4, 13, 7 et 18 films. Trois autres proviennent de la diaspora africaine. Ils émanent de combinaisons de pays. Il s’agit de la Tunisie-Suisse, de la France-Allemagne-Togo et de l’Australie-Soudan-Maroc. Six derniers films ont été classés dans la catégorie du “Cinéma du monde”. Ils sont volontairement proposés par des professionnels de la France, de l’Irak, de l’Australie et de l’Allemagne.

Les 43 œuvres cinématographiques en compétition se répartissent en trois types. Il est question de 9 longs métrages de fiction, de 10 documentaires, de 15 courts métrages de fiction et de 9 documentaires de court format. Deux jurys les départageront. Ardiouma Soma préside celui des courts métrages. Il est un ancien président du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco). Le professeur Mohamed Ahed Ben, du Maroc, dirige le jury des longs métrages.

Le Comité d’Organisation des Recico 2025 a aussi retenu quatorze films d’écoles du cinéma. Ils sont issus de 9 pays. Sètondji Dimitri Fadonougbo a émis une réflexion concernant cette catégorie de participants au festival. Pour lui, les Recico veulent permettre aux étudiants en cinéma d'exposer leurs productions. Elles leur offrent l’occasion de découvrir des films de qualité venus d’ailleurs pour s'améliorer.



Quatre axes de formation


Il sera aussi organisé des formations. Ce seront des ateliers sur l’actorat, l’écriture de scénario, la critique cinématographique et la direction-photo. Ils seront animés par des formateurs béninois et étrangers.

La Docteure Clémentine Lokonon a abordé ce volet des Recico. Elle en est aussi membre du Comité d’Organisation. Selon elle, les professionnels seront formés en deux modules. Le premier porte sur « Immigration et cinéma : pour quel partage culturel ? ». Le second abordera « La sémiosis filmographique des productions africaines ». Il faudra explorer la philosophie du vivre-ensemble. On y abordera aussi la construction identitaire. Elle concerne celui qui décide de se mettre en mouvement.



Approfondir la réflexion


Les Recico 2025 donneront lieu à un colloque scientifique. Pour Clémentine Lokonon, il portera sur les différents paradigmes de la migration. Ce sont le choix de partir, la nécessité de s’affirmer ailleurs et la question de l’acceptation de l’autre. « L’humain doit être au-dessus de toute construction politique », affirma-t-elle. « Le mouvement participe à la richesse et à la construction de tout territoire », a-t-elle conclu. Le colloque réunira universitaires, chercheurs et professionnels du cinéma africain. Son objectif : émettre des résolutions utiles aux décideurs.



Les Recico, l’avenir ...


Les Recico sont nées en 2017. Leur ambition reste de s’imposer comme une référence en Afrique. Sètondji Dimitri Fadonougbo a présenté les deux piliers de l’événement. Elles sont une plateforme annuelle de films africains. Elles restent une institution pour l’avènement d’une reconnaissance officielle aux niveaux national, africain et international.

A titre indicatif, plus de 3 500 spectateurs sont attendus. Ils se répartiront entre les 36 projections programmées et les rencontres professionnelles. Ces secondes seront animées par des actifs de tous ordres. Réalisateurs, producteurs, auteurs et techniciens viendront, alors, de pays d’Afrique et de leur diaspora.

En 2025, ’’Les Recico chez vous’’ sont l’innovation majeure de la 5ème édition du festival. Elle est soutenue par la mairie de Cotonou. Il s’agit d’un programme de projection pour le grand public. Il s’exercera pendant environ trois mois dans la ville après l'événement. Elle donnera un public aux films non sélectionnés, selon le Délégué général.

Léandre Houan / Marcel Kpogodo