mercredi 13 mai 2026

Trois talents en art contemporain dévoilés

Suite à la résidence d’artistes, ’’Art’ctions-nature’’


’’Art’ctions-nature’’ est le titre d’une exposition collective. Son vernissage s’est tenu le samedi 2 mai 2026. L’événement s’est déroulé au Centre artistique et culturel dénommé ’’Enakpami’’. Il est situé à Abomey-Calavi, au Bénin. L’exposition indiquée est le résultat d’une résidence de création de cinq jours. Cette session de travail et la monstration ont une structure organisatrice. Il s’agit de l’Association de Développement des arts plastiques dans le Nord-Bénin (Adav-nord-Bénin). D’autres institutions y sont en partenariat avec elle. Elle permet à trois artistes plasticiens résidents, notamment, de présenter leurs productions.


De gauche à droite, Razack Boukari, Ambroise Camékpo et Laurent Gbèhoun


Razack Boukari, Ambroise Camékpo et Laurent Gbèhoun. Les trois artistes plasticiens qui, après une résidence de création de cinq jours, intitulée ’’Art’ctions-nature’’, ont laissé découvrir par le public le fruit de leurs travaux, dans l’après-midi du samedi 2 mai 2026, à la galerie du Centre artistique et culturel, ’’Enakpami’’, que dirige Mozard Fadohan, situé dans l’arrondissement d’Akassato, de la commune d’Abomey-Calavi, au Bénin, à travers le vernissage d’une exposition dénommée de la même manière que la résidence de création, deux événements ayant été mis en place par l’Association de Développement des arts plastiques dans le Nord-Bénin (Adav-nord-Bénin), appuyée par des partenaires.

Chacun des artistes concernés a fait valoir une démarche spécifique de travail. Braza, à l’état-civil, Razack Boukari, est ressortissant du septentrion béninois. Ses oeuvres relèvent de l’exploitation fondamentale du rônier. Il lui sert de tremplin pour militer en faveur de la protection végétale. Kmam Leroi, de son vrai nom, Ambroise Camékpo, est originaire du centre du Bénin. Ses productions artistiques l’amènent à exploiter du sable marin. Il en sensibilise la population sur l’érosion côtière. Foololo, à l’état-civil, Laurent Gbèhoun, a exploité des ossements d’animaux. Ses œuvres appellent, alors, fortement à la protection des animaux. Il émane de la partie méridionale du Bénin. Ces trois niveaux de productions artistiques, complémentaires, portent un point commun. Elles promeuvent la sauvegarde de la nature. Cette orientation se justifie bien.


D’une genèse

’’Art’ctions-nature’’ est le résultat d’un projet de longue haleine. L’Adav-nord-Bénin y connaît l’appui financier d’un consortium. Il appartient à ’’People Powered’’. Il se dénomme ’’L'accélérateur pour la Démocratie climatique (Cda). Le Fonds commun pour les Produits de base (Cfc) aussi soutient l’initiative de l’organisation béninoise. Ce sera pour une durée d’environ deux années, de novembre 2025 à octobre 2027. Deux partenaires l’accompagnent également. Il s’agit, d’abord, de l’Ong, Adécd-Bénin. Ensuite y apporte son concours la Coopérative professionnelle des pépiniéristes des espaces verts de Ouidah (Cooppev-Ouidah).

Un thème précis régule les actions du projet indiqué. Il est : « Sensibilisation environnementale pour la protection des écosystèmes et le patrimoine des communes d’Abomey-Calavi et de Ouidah ». La logique en serait de faire créer des œuvres artistiques amenant à la sauvegarde de l'environnement. Il s’est développé en aboutissant à un appel à candidatures d’artistes. Il s’est clos le 18 février 2026. A eu lieu la sélection des trois artistes attendus. La résidence de création s’est déroulée du 23 au 27 février 2026, à l’ ’’Enakpami’’. Les créateurs ont connu le coaching de deux artistes contemporains à l’expertise avérée. Ce sont Amadou Sanda et Ponce Zannou. Ils les ont édifiés à la pratique du portfolio, du press-book et de la communication sur Internet. Razack Boukari, Ambroise Camékpo et Laurent Gbèhoun ont aussi effectué des visites d’ateliers d’artistes.

Au vernissage du 2 mai 2026, la section, ’’Arts plastiques’’, du Centre artistique et culturel s’est illustrée. Les enfants qui y sont formés ont fait connaîttre le fruit de leur inspiration. L’exposition, ’’Art’ctions-nature’’, s’achève le 30 mai.

Marcel Kpogodo

lundi 27 avril 2026

Sébastien Boko en résidence de création sur le comptage en fon

Face à sa nouvelle démarche de travail


L’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, avait mené le projet, ’’Nù xì xà’’. Il s’agissait de sa première phase. Elle a abouti à l’exposition du même nom. Elle s’était déroulée du 1er au 31 octobre 2025 à l’Institut français de Cotonou. La démarche du ’’Nù xì xà’’ consiste à s’inspirer de la méthode traditionnelle de comptage. Il s’agit de celle propre aux Béninois de l’ethnie du fon. L’originalité de ce système a fait concevoir et fabriquer des œuvres par l’artiste. Elles étaient, entre autres, picturales et sculpturales. Il existe une deuxième phase du projet. Elle en est le prolongement par une résidence de création. Elle prend fin au troisième trimestre de 2026. Elle est l’arbre qui cache la forêt.


L'affiche officielle de la résidence de création de Sébastien Boko


Des investigations approfondies, des déplacements, de nouvelles expériences, des journées ’’Portes ouvertes’’ et des œuvres à créer. Le vaste programme qu’exécute l’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, pour le compte d'une résidence de création sur le comptage dans l’ethnie des ’’fon’’, au Bénin , qui est prévue pour s’achever le 30 septembre 2026.

Selon l’artiste, s’approprier le comptage chez les ’’fon’’ est impressionnant. Il relie à un système original de référence à des données pratiques. Elles concernent des parties du corps humain comme le pied ou l’oeil. Cette méthode amène aussi à l’évocation de la terre. On trouve également la mention d’un instrument comme la ceinture de grimpage à un palmier.


De gauche à droite, le Professeur Raymond Assogba, à l'issue d'un échange scientifique avec Sébastien Boko, à droite.


Le projet a conduit Sébastien Boko à deux résultats concrets. Il a, désormais, une idée de l’historique et des réalités du comptage en fon. Il y est arrivé après avoir rencontré des sachants de plusieurs domaines différents. Gabin Djimassè, Toussaint Ahomagnon, Aimé Akpinkou, alias Azé Baba, David Coffi Aza et Raymond Assogba sont de ces personnalités.

Le sculpteur, dans sa démarche, a fait des déplacements stratégiques.


De gauche à droite, Sébastien Boko, dans une formation assurée par Suriky Ky, à Ouagadougou, sur la manipulation du bronze 

Du 16 février au 16 mars 2026, il a séjourné à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Il s’y est formé à la technique de travail sur le bronze. « Cela s’est très bien passé avec Suriky Ky », commente-t-il.

Pièce en bronze de Sébastien Boko, réalisée après sa formation

Cette immersion a débouché sur « la réalisation d’esquisses, de prototypes de pièces en bronze ». « Le projet avance bien », conclue-t-il. En effet, il a mis au point des séries palpables. Il y a celle dénommée ’’Poulet bicyclette’’. D’autres portent sur les cauris et, notamment, sur les pieds.

En dehors du bronze, le bois, l’inox, le textile et la céramique sont des matériaux d’autres œuvres du projet. L’artiste réalise l’ensemble de ses créations à Cotonou.

Sébastien Boko se déplace aussi énormément au Bénin. Sa quête le conduit dans les villes où se parle la langue du fon. Elles sont, entre autres, Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Covè, Bohicon et Abomey. Il pourra expérimenter les connaissances que lui ont transmises les sachants indiqués. Le projet actuel bouclé, il pourrait travailler sur le comptage dans une autre langue béninoise.

Sébastien Boko utilisera deux canaux pour montrer au public les sculptures afférant au projet. D’abord, il y aura trois journées ’’Portes ouvertes’’. La toute première aura lieu en juin 2026. Le public pourra, alors, se déplacer vers Togbin. Ce quartier est celui de son atelier. Ensuite, l'artiste pourra tenir des expositions. L’une aura lieu à la ’’Gallery Soview’’, à Accra, au Ghana. Une autre se tiendra en Irlande à ’’Open exchange’’.

Pour l’artiste sculpteur, de nombreux partenaires ont rendu réalisable le projet. Il s’agit de l’Agence de Développement des arts et de la culture (Adac). Elle est sous la tutelle du ministère béninois de la Culture. Il mentionne, notamment, l’Espace culturel, ’’Le centre’’. Il est sis quartier d’Atropocodji, à Abomey-Calavi, au Bénin.

Marcel Kpogodo