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mercredi 24 décembre 2025

Les premiers petits finalistes bientôt connus

Pour la deuxième édition de ’’Hwénouxo’’


L’association artistique et culturelle béninoise, “Déwui”, a mis en place le festival, ’’Hwénouxo’’. Il s’agit d’une compétition destinée aux écoliers conteurs. Sa deuxième édition aura lieu en 2026. Il a donc été organisé une séance de présélection. Elle s’est tenue le samedi 20 décembre 2025. L’école primaire publique de Cadjèhoun, à Cotonou, a abrité l’événement. Les membres du jury détermineront les premiers candidats qualifiés pour la finale.   


Photo de famille de la présélection de Cotonou

Ils seront moins d’une dizaine à franchir le cap. Ce qui ressort du principe de déroulement de la deuxième édition du festival, ’’Hwénouxo’’, une compétition de diction de contes par des écoliers, dont la présélection, pour une grande finale très attendue, s’est effectuée le samedi 20 décembre 2025, en matinée et en après-midi, à l’école primaire publique de Cadjèhoun, à Cotonou, la capitale économique du Bénin.

24 écoliers étaient candidats. Ils représentaient des établissements primaires du public et du privé. Ils devaient dire un conte de leur choix. Ceci devait être extrait d’un recueil de 7 contes. Il est intitulé ’’Les plus beaux contes de mon enfance’’. Ce livre en est le tome II. Le Franco-béninois, Aymar Nani, en est l’auteur.

Plusieurs critères devaient permettre de départager les enfants conteurs.

De gauche à droite, Côme Kpakpo et Souléman Laly

Il y avait, d’abord, la maîtrise du texte, le regard et la posture. Ensuite, la gestuelle, la confiance en soi et la capacité à accrocher le public comptaient. Les candidats devaient aussi démontrer qu’ils comprenaient la morale de l’histoire.

Souléman Laly et Côme Kpakpo constituaient le jury évaluateur des candidats. Le premier en est le président. Il exerce comme comédien-conteur. Il est aussi formateur de la Caravane des Enfants conteurs du Bénin. La seconde personnalité est directeur d’école et conseiller pédagogique. A la grande finale annoncée, d’autres critères s’appliqueront. Le jury vérifiera la diction dans la langue maternelle. Il contrôlera aussi la bonne maîtrise de la chanson porteuse du conte. Il se préoccupera enfin de la bonne connaissance de ’’Déwui’’. Elle est l’association artistique et culturelle organisatrice du festival, ’’Hwénouxo’’.



Profonde inculturation


’’Hwénouxo’’ et ’’Déwui’’ sont un système. Ils signifient, respectivement, ’’Conte’’ et ’’Mère universelle’’, ’’Femme bienfaitrice’’. Ces mots caractérisant l’événement culturel sont dits en langue du fon. Elle est majoritairement parlée au Bénin. Le festival et l’association l’organisant s’enracinent en terroir béninois. Aymar Nani, le géniteur du projet, le veut ainsi. L’exercice de l’art du conte ne constitue pas un simple divertissement. Le festival est un moyen pour diffuser et immortaliser les valeurs morales. Celles-ci proviennent authentiquement du Bénin dans ses repères traditionnels universels. L’acteur culturel l’a clairement fait comprendre. C’était au cours de la cérémonie d’ouverture de la compétition. Pour lui, cela est remarquable. « L’Association artistique et culturelle, ’’Déwui’’, promeut l’identité et les valeurs endogènes béninoises ». Il en est venu à une préoccupation fondamentale. « Sans nous connaître, comment voudrions-nous que les autres nous connaissent ? ».


Aymar Nani, au cours de son intervention

L’engagement d’Aymar Nani se fonde sur son évolution personnelle. « J’ai longtemps vécu en Europe », s’est-il ouvert. Il a poursuivi : « Bi-national, je ne serai jamais comme un Français d’origine ». Réaliste, il recourt au conte pour un objectif déterminé d’avance. Il en fait un canal pour réactiver les principes éthiques en perdition. Elles sont relatives, notamment, au respect et à l’honnêteté. « Aucune nation n’a évolué sans des valeurs fondamentales », a-t-il conclu.



Objectif : Institut français de Cotonou !


Deux autres activités de présélection se dérouleront, les mois prochains, en 2026. Elles concerneront, respectivement, les communes de l’Atlantique et de l’Ouémé. Au total, un peu plus de trois cents candidats auront connu un parcours ardu. Deux mini-phases, dans leur établissement d’origine, les auront qualifiés pour la présélection générale. Les écoliers conteurs élus connaîtront une phase de formation plus exigeante. Elle abordera la prononciation, les chansons et le récit en langue maternelle. Dix concurrents, en fin de tamis, vivront la grande finale. Ils s’affronteront, le 30 août 2026, à l’Institut français de Cotonou.

Léandre Houan / Marcel Kpogodo 

lundi 25 septembre 2017

Jéhovi Kpangon remporte le Concours de diction de contes

Dans le cadre des activités de l’Association ’’Déwui’’


L’après-midi du vendredi 7 septembre 2017 a permis de prendre part à la finale d’un concours de diction de contes. L’événement s’est déroulé à l’Institut français de Cotonou, à l’initiative de l’Association ’’Déwui’’ dirigée par le Franco-béninois Aymar Nani. Trois prix spéciaux ont été décernés dont le plus prestigieux a été attribué à Jéhovi Kpangon.

Jéhovi Kpangon, recevant son Prix
Clautilde Gandji, 3ème, Déborah Ahéhéhinnou, 2ème et Jéhovi Kpangon, 1er. Le palmarès du Concours de diction de contes, qui s’est déroulé le vendredi 8 septembre 2017, à la Grande paillote de l’Institut français de Cotonou, devant plusieurs parents venus soutenir leurs enfants-candidats et des directrices et directeurs d’écoles primaires. Deux phases ont permis à onze candidats de concourir : une première où les compétiteurs devaient dire en conte, en français, extrait du recueil, ’’Les plus beaux contes de mon enfance’’ d’Aymar Nani, en même temps, initiateur du concours, en tant que Président de l’Association ’’Déwui’’. Dans une seconde phase, le conte devait être dit en langue nationale. En fin de compte, au bout de tous les passages, le Jury, dirigé par le conteur béninois, Souléman Laly, a décerné le Prix du Meilleur conteur à Jéhovi Kpangon, celui de la Meilleure conteuse en langue locale à Déborah Ahéhéhinnou et, enfin, le Prix du public à Clautilde Gandji. 

Aymar Nani, prenant possession de sa distinction
Si Aymar s’est vu remettre un Prix spécial, il lui reste à tenir le défi de l’organisation de la deuxième édition de la compétition. Carole Borna, Directrice adjointe du Patrimoine culturel, était la marraine de la première.

Marcel Kpogodo