lundi 27 avril 2026

Sébastien Boko en résidence de création sur le comptage en fon

Face à sa nouvelle démarche de travail


L’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, avait mené le projet, ’’Nù xì xà’’. Il s’agissait de sa première phase. Elle a abouti à l’exposition du même nom. Elle s’était déroulée du 1er au 31 octobre 2025 à l’Institut français de Cotonou. La démarche du ’’Nù xì xà’’ consiste à s’inspirer de la méthode traditionnelle de comptage. Il s’agit de celle propre aux Béninois de l’ethnie du fon. L’originalité de ce système a fait concevoir et fabriquer des œuvres par l’artiste. Elles étaient, entre autres, picturales et sculpturales. Il existe une deuxième phase du projet. Elle en est le prolongement par une résidence de création. Elle prend fin au troisième trimestre de 2026. Elle est l’arbre qui cache la forêt.


L'affiche officielle du projet, ’’Nù xì xà’’ 2


Des investigations approfondies, des déplacements, de nouvelles expériences, des journées ’’Portes ouvertes’’ et des œuvres à créer. Le vaste programme qu’exécute l’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, pour le compte d'une résidence de création sur le comptage dans l’ethnie des ’’fon’’, au Bénin , qui est prévue pour s’achever le 30 septembre 2026.

Selon l’artiste, s’approprier le comptage chez les ’’fon’’ est impressionnant. Il relie à un système original de référence à des données pratiques. Elles concernent des parties du corps humain comme le pied ou l’oeil. Cette méthode amène aussi à l’évocation de la terre. On trouve également la mention d’un instrument comme la ceinture de grimpage à un palmier.


De gauche à droite, le Professeur Raymond Assogba, à l'issue d'un échange scientifique avec Sébastien Boko, à droite.


Le projet a conduit Sébastien Boko à deux résultats concrets. Il a, désormais, une idée de l’historique et des réalités du comptage en fon. Il y est arrivé après avoir rencontré des sachants de plusieurs domaines différents. Gabin Djimassè, Toussaint Ahomagnon, Aimé Akpinkou, alias Azé Baba, David Coffi Aza et Raymond Assogba sont de ces personnalités.

Le sculpteur, dans sa démarche, a fait des déplacements stratégiques.


De gauche à droite, Sébastien Boko, dans une formation assurée par Suriky Ky, à Ouagadougou, sur la manipulation du bronze 

Du 16 février au 16 mars 2026, il a séjourné à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Il s’y est formé à la technique de travail sur le bronze. « Cela s’est très bien passé avec Suriky Ky », commente-t-il.

Pièce en bronze de Sébastien Boko, réalisée après sa formation

Cette immersion a débouché sur « la réalisation d’esquisses, de prototypes de pièces en bronze ». « Le projet avance bien », conclue-t-il. En effet, il a mis au point des séries palpables. Il y a celle dénommée ’’Poulet bicyclette’’. D’autres portent sur les cauris et, notamment, sur les pieds.

En dehors du bronze, le bois, l’inox, le textile et la céramique sont des matériaux d’autres œuvres du projet. L’artiste réalise l’ensemble de ses créations à Cotonou.

Sébastien Boko se déplace aussi énormément au Bénin. Sa quête le conduit dans les villes où se parle la langue du fon. Elles sont, entre autres, Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Covè, Bohicon et Abomey. Il pourra expérimenter les connaissances que lui ont transmises les sachants indiqués. Le projet actuel bouclé, il pourrait travailler sur le comptage dans une autre langue béninoise.

Sébastien Boko utilisera deux canaux pour montrer au public les sculptures afférant au projet. D’abord, il y aura trois journées ’’Portes ouvertes’’. La toute première aura lieu en juin 2026. Le public pourra, alors, se déplacer vers Togbin. Ce quartier est celui de son atelier. Ensuite, l'artiste pourra tenir des expositions. L’une aura lieu à la ’’Gallery Soview’’, à Accra, au Ghana. Une autre se tiendra en Irlande à ’’Open exchange’’.

Pour l’artiste sculpteur, de nombreux partenaires ont rendu réalisable le projet. Il s’agit de l’Agence de Développement des arts et de la culture (Adac). Elle est sous la tutelle du ministère béninois de la Culture. Il mentionne, notamment, l’Espace culturel, ’’Le centre’’. Il est sis quartier d’Atropocodji, à Abomey-Calavi, au Bénin.

Marcel Kpogodo

jeudi 23 avril 2026

’’Pile ou face’’ de Beaucéjour Akodjènou ou quand la froideur et le cynisme se donnent la main

Dans le cadre de l’avant-première du film


’’Pile ou face’’ est un long métrage de fiction, réalisé par Beaucéjour Akodjènou. L’avant-première du film s’est tenue le vendredi 13 février 2026. Le lieu du déroulement de l’événement était ’’Le privilège’’, à Abomey-Calavi. L’amour est le thème principal de la production. Un sang-froid remarquable y met en relation les protagonistes. Il fait s’enchaîner les méfaits liés à un amour hors de contrôle. 


La paix qui ouvre la boîte de Pandore dans ''Pile ou face''

L’amour, de la candeur à l’horreur, par un haut niveau de maîtrise de soi, à des fins de grande nuisance. La substance des 117 minutes 25 secondes de ’’Pile ou face’’, le film de fiction de long métrage, réalisé par Beaucéjour Akodjènou, qui a été projeté, en avant-première, le vendredi 13 février 2026, à la salle de cinéma du complexe hôtelier, ’’Le privilège’’, situé au quartier d’Arconville, dans la commune d’Abomey-Calavi, au Bénin.

Chéryl, portant le gâteau approprié, se rend chez son amoureux, Rashid. Elle va célébrer son anniversaire. Elle découvre Gloria avec qui il la trompe. Elle rebrousse chemin, emportant la bouteille de champagne. Peu après, l’infidèle se présente au domicile de la cocue. Il lui restitue les affaires qu’elle avait laissées chez lui. Il lui réclame aussi les clés de son appartement. Chéryl tente de surmonter son malheur. Elle va à une soirée, initiée par son amie, Rébecca. Elle achève la sortie par une relation intime avec un inconnu. Elle retourne à sa maison, rejoignant Alison, cette amie de longue date. L’action évolue. Toutes deux honorent un dîner auquel les a invitées Marc, le prétendant d’Alison.  Chéryl se rend compte qu’il est l’inconnu de la soirée avec Rébecca. Marc fait une fixation sur elle. Tout bascule puisqu’il l’aime à l’obsession. Dans la foulée, Marc, médecin, utilise les proches de ses patients démunis. Il soigne, à moindre frais, les malades concernés si les membres de leur famille collaborent avec lui. Ils doivent l’aider à séparer Chéryl de Rashid avec qui elle s’était réconciliée. La malfaisance de Marc n’a plus de limites. Il la fait filer. Chéryl lui fait front jusqu’à un deal macabre. Ils s’égalent en froideur.

Dans le film, elle leur fait s’affronter sans des éclats mais avec des dégâts. Alison, Tiphaine Amégbédji, à l'état-civil, en perd sa grossesse et la vie. C'est après qu’elle a tout découvert. Elle a compris l’infidélité de Marc et son obsession pour sa meilleure amie.

La tension qui parcourt le film ne tombe à aucun moment. Les acteurs en prennent l’ampleur. Ils l’entretiennent par du sang-froid et de l’impassibilité. En toute douceur, ils se règlent des comptes. Comme sous la pression d’un darwinisme latent, les plus faibles disparaissent. Marc a fini de les affaiblir, de les utiliser, de les user. La tension se matérialise par une évolution à pas feutrés, non par de l’explosion. L’action ne suscite pas moins de la réaction. Marc et Chéryl, jusqu’au dénouement, sont les maîtres du jeu. Gaël Hounkpatin et Hidayatou Ibrahim, respectivement, à l’état-civil, sont à un niveau maîtrisé et canalisé de leur feu intérieur. Bien que jeunes, ils montrent de la poigne, de la maîtrise de leur rôle. Le spectateur sent qu’ils ne sont pas à leurs débuts au cinéma. Le premier porte à sa boutonnière une dizaine de productions dans lesquelles il a été acteur. ’’Kutonu’’ et ’’Le grand tournant’’ n’en sont pas des moindres. La seconde a impressionné, entre autres, dans ’’Braquage à la béninoise’’ et dans ’’Mami wata’’

Joseph Sossou, lui, Rashid, dans ’’Pile ou face’’, reste le roi de l’outrecuidance. Il en use dans un calme, une froideur et une désinvolture à couper le souffle. Son surgissement au domicile de sa dulcinée qu’il a trompée, pour rendre des effets et réclamer une clé en a donné un certain ton. Son  cynisme se fonde sur un grand sang-froid. 

Beaucéjour Akodjènou, le réalisateur, a tissé un réseau psychologique à l’image du fonctionnement de la société béninoise. Elle sait tout subir, encaisser, gérer, contrôler et tout détruire, régler, en douceur. Comment y est-il arrivé ? Inévitablement, par ce qu’il a de commun avec la plupart de ses acteurs : du métier. 

Le trentenaire est Licencié professionnel en Réalisation cinéma-Tv. Son institution de formation est devenue une légende. Il s’agit de l’Institut supérieur des Métiers de l’audiovisuel (Isma). Il est le fondateur d’une structure de travail, la ’’Dream focus production’’. Beaucéjour Akodjènou capitalise le sceau de son label sur des séries de télévision, des séries du web. Ce sceau le fait auteur de spots publicitaires, de films de tous métrages. Ces films relèvent de la fiction ou du documentaire. Il a conçu ces productions audiovisuelles pour le Bénin, pour l’ouest-africain. Il en a fabriqué pour des organisations internationales de poids. Il accomplit cette œuvre entre 2025 et 2013, trois ans avant son diplôme.

Il consentit quatre ans de désert. Ce fut pour la post-production de ''Pile ou face''. Il allia professionnalisme et jusqu'au-boutisme. C'est une endurance propre aux affermis du cinéma. Beaucoup de réalisateurs, sans elle, abandonnent un projet, à deux doigts de son aboutissement. 

Il a, donc, du métier. Il a voulu se meubler dans le commun du film contemporain. Il a osé l’incontournable du sexe à la 920ème seconde de ’’Pile ou face’’. La séquence intime entre Marc et Chéryl a fait son effet. Il a eu l’audace de la violence par le pistolet. Cette séquence est effective après 57 minutes et 22 secondes de visionnage. Ola, qu’incarne Hermann Agazounon, force Rashid à ne plus revoir Chéryl. Un pied-de-nez, un hors-sujet par rapport à la logique de Beaucéjour Akodjènou dans le film. Elle est celle d’une tension fondée sur l’explosion psychologique. Elle est celle d’une tension qui exclut toute explosion physique. Marc avait usé d’un couteau pour dissuader la même Chéryl. Il aurait fallu ne pas en faire une habitude. Il aurait fallu rester fidèle à l’atmosphère généralement feutrée du film. Il comporte plusieurs séquences de vue aérienne d’une ville animée, de jour et de nuit. Cela suffit, de même que les paroles suggestives de la musique, écrites par Palenfo Dômontchièleh. Cet assemblage donne du mouvement à ’’Pile ou face’’. En juin 2026, les spectateurs devraient se ruer vers les salles de programmation de sa projection. Ce sera pour admirer du regard une production béninoise se positionnant en une merveille.

Marcel Kpogodo

vendredi 20 février 2026

Rafiy Okéfolahan avait dialogué avec des enfants

Par sa résidence à L’Espace Culturel Le Centre

Rafiy Okéfolahan est un artiste peintre béninois. Il avait effectué une résidence de création à l’Espace Culturel Le Centre. Il a accueilli, à cette occasion, le public du quartier de Lobozounkpa, à Abomey-Calavi. C’était pour une rencontre-discussion. Elle a eu lieu le mercredi 7 janvier 2026. L’artiste en avait profité pour échanger avec des enfants. Il leur a parlé de son processus de création.


Rafiy Okéfolahan, devant, dans ses explications à ses jeunes auditeurs

« Avant de peindre, il faut choisir le support. Sans support, il n’y a pas de peinture. Ici, moi, j’utilise des toiles ». Les premiers mots de la présentation de sa démarche créative par Rafiy Okéfolahan à ses tout premiers visiteurs, des enfants venus découvrir, le mercredi 7 janvier 2026, l’atelier de l’artiste en résidence de création, à l’Espace Culturel Le Centre, sis quartier de Lobozounkpa, dans l’arrondissement de Godomey, de la commune d’Abomey-Calavi.

L’artiste a adopté une méthode pédagogique afin de faciliter la compréhension de son message. « Ensuite, il faut préparer le support », a-t-il poursuivi. Il a donné des précisions sur le matériel de création de ses œuvres. Il a évoqué l’acrylique, la peinture à huile et la peinture à eau. Il a aussi montré les variantes et le rôle des couleurs qu’il utilise. Il est, alors, passé à une autre étape.

« Sur la toile apprêtée, je dessine, selon ce que je veux obtenir, la silhouette ». Il a continué, par ces propos, montrant à ses auditeurs un fusain. De manière interactive et illustrative, il a fini par la coloration du dessin. Puis, il s’est à nouveau exprimé. « Je choisis des pinceaux en fonction de leur taille, selon le dessin à colorier », a-t-il repris. « Et je sélectionne différentes couleurs pour colorier le dessin », Il a abordé, en outre, le sens de ses créations. « L’artiste exprime toujours quelque chose à travers sa création ». Rafiy Okéfolahan donnait ces détails, se tenant devant l’un de ses tableaux. Il en a dévoilé le sens. « J’ai peint cette toile pour parler des offrandes ». Après qu’il a parlé, les jeunes visiteurs lui ont posé des questions. Ses réponses lui ont permis de parler du fixage des toiles et de leur séchage.

Par ailleurs, il est intervenu sur la place du numérique dans sa démarche. « En plus de nos cultures et des faits de société, je m’inspire d’Internet ». Il a ajouté un conseil à l’endroit des jeunes curieux. « Utilisez Internet de façon consciente. C’est comme un couteau », a commencé l’artiste. « On peut utiliser le couteau pour cuisiner de bons plats. À l’inverse, il peut vous blesser ». Son avertissement a bien résonné chez les jeunes visiteurs. « Je trouve que le conseil de l’artiste concernant Internet est un enseignement. Il nous informe sur les bonnes conduites », a confié Alvyne Dagbozoun. Selon Nurath Salako, 10 ans : « J’ai aimé la manière dont l’artiste dessine les animaux et les boissons ».



Sens d’une résidence


La résidence artistique de Rafiy Okéfolahan s’inscrivait dans le cadre de son projet, ’’Origines’’. Il y était soutenu, dans sa réalisation, par le Fonds de Développement des arts et de la culture (Fdac). Cet appui fut opérationnalisé par l’Agence de Développement des arts et de la culture (Adac). Il s'agit d'une institution exerçant sous la tutelle du ministère du Tourisme, de la culture et des Arts (Mtca) du Bénin. Ce soutien a permis à l’artiste de mener des recherches, d’expérimenter et de produire des œuvres sur une certaine durée. Le projet avait abouti à l’exposition, ’’D’artificielles Origines’’. L’Espace Culturel Le Centre était l’un des partenaires de l’événement.



Rafiy se révèle ...


Les enfants ont fini de découvrir l’atelier et la démarche de Rafiy Okéfolahan. L’Espace Culturel Le Centre s’est métamorphosé. Les enfants étaient partis. La soirée s’était installée. Il a fallu changer de décor. Un autre public a pris place. Voilà la rencontre-discussion. Rafiy Okéfolahan devait répondre aux questions d’une personne. Il s’agissait de Mora Gaba, chargé de communication de l’Espace.


Rafiy Okéfolahan, au cours des échanges ayant permis de mieux de le faire connaître du public adulte

L’artiste a expliqué avoir débuté sa carrière en 2005 à Cotonou. Il a participé, pour la première fois, au festival, ’’Boulev’art’’. Il avait été organisé par l’artiste contemporain, Dominique Zinkpè. En classe terminale, il a intégré un collectif de rappeurs. Sa passion pour l’art l’a amené à Dakar, au Sénégal, en 2006. Il y a participé à la Biennale de Dak’art. Cet événement s’est révélé une étape déterminante dans son parcours. Son séjour avait aussi été marqué par une expérience académique. Il a passé une année à l’École nationale des Arts de Dakar. Elle a nourri sa pratique et son regard. Il s’est rendu compte d’une réalité importante dans la capitale sénégalaise. Il y existait plusieurs programmes et des infrastructures permettant aux artistes de développer leurs compétences. Trois années après, il est revenu au Bénin. Il s’était trouvé enrichi d’un nouveau rapport à la création et à l’environnement artistique.

Dans ses œuvres, Rafiy Okéfolahan traite des réalités socio-économiques. Il les exprime par une abondance de couleurs vives. En 2019, il a créé la galerie, ’’La grande place’’. Il l’a installée à Porto-Novo, sa ville natale. Aujourd’hui, il vit et travaille entre le Bénin et la France.

Il est revenu sur son projet du début de l’année, 2026. Au bout de six semaines de travail, il a exposé ses œuvres, comme prévu, à travers l'exposition, ’’D’artificielles origines’’. Le vernissage en avait eu lieu le 16 janvier 2026 à l’Espace Culturel Le Centre. La monstration a servi d’une opportunité remarquable au public. Il y a découvert le fruit de plusieurs mois de recherches, de dialogues et de création. Ils ont pris corps sur le même lieu de la résidence de création de Rafiy Okéfolahan.

Léandre Houan / Marcel Kpogodo

mercredi 24 décembre 2025

Les premiers petits finalistes bientôt connus

Pour la deuxième édition de ’’Hwénouxo’’


L’association artistique et culturelle béninoise, “Déwui”, a mis en place le festival, ’’Hwénouxo’’. Il s’agit d’une compétition destinée aux écoliers conteurs. Sa deuxième édition aura lieu en 2026. Il a donc été organisé une séance de présélection. Elle s’est tenue le samedi 20 décembre 2025. L’école primaire publique de Cadjèhoun, à Cotonou, a abrité l’événement. Les membres du jury détermineront les premiers candidats qualifiés pour la finale.   


Photo de famille de la présélection de Cotonou

Ils seront moins d’une dizaine à franchir le cap. Ce qui ressort du principe de déroulement de la deuxième édition du festival, ’’Hwénouxo’’, une compétition de diction de contes par des écoliers, dont la présélection, pour une grande finale très attendue, s’est effectuée le samedi 20 décembre 2025, en matinée et en après-midi, à l’école primaire publique de Cadjèhoun, à Cotonou, la capitale économique du Bénin.

24 écoliers étaient candidats. Ils représentaient des établissements primaires du public et du privé. Ils devaient dire un conte de leur choix. Ceci devait être extrait d’un recueil de 7 contes. Il est intitulé ’’Les plus beaux contes de mon enfance’’. Ce livre en est le tome II. Le Franco-béninois, Aymar Nani, en est l’auteur.

Plusieurs critères devaient permettre de départager les enfants conteurs.

De gauche à droite, Côme Kpakpo et Souléman Laly

Il y avait, d’abord, la maîtrise du texte, le regard et la posture. Ensuite, la gestuelle, la confiance en soi et la capacité à accrocher le public comptaient. Les candidats devaient aussi démontrer qu’ils comprenaient la morale de l’histoire.

Souléman Laly et Côme Kpakpo constituaient le jury évaluateur des candidats. Le premier en est le président. Il exerce comme comédien-conteur. Il est aussi formateur de la Caravane des Enfants conteurs du Bénin. La seconde personnalité est directeur d’école et conseiller pédagogique. A la grande finale annoncée, d’autres critères s’appliqueront. Le jury vérifiera la diction dans la langue maternelle. Il contrôlera aussi la bonne maîtrise de la chanson porteuse du conte. Il se préoccupera enfin de la bonne connaissance de ’’Déwui’’. Elle est l’association artistique et culturelle organisatrice du festival, ’’Hwénouxo’’.



Profonde inculturation


’’Hwénouxo’’ et ’’Déwui’’ sont un système. Ils signifient, respectivement, ’’Conte’’ et ’’Mère universelle’’, ’’Femme bienfaitrice’’. Ces mots caractérisant l’événement culturel sont dits en langue du fon. Elle est majoritairement parlée au Bénin. Le festival et l’association l’organisant s’enracinent en terroir béninois. Aymar Nani, le géniteur du projet, le veut ainsi. L’exercice de l’art du conte ne constitue pas un simple divertissement. Le festival est un moyen pour diffuser et immortaliser les valeurs morales. Celles-ci proviennent authentiquement du Bénin dans ses repères traditionnels universels. L’acteur culturel l’a clairement fait comprendre. C’était au cours de la cérémonie d’ouverture de la compétition. Pour lui, cela est remarquable. « L’Association artistique et culturelle, ’’Déwui’’, promeut l’identité et les valeurs endogènes béninoises ». Il en est venu à une préoccupation fondamentale. « Sans nous connaître, comment voudrions-nous que les autres nous connaissent ? ».


Aymar Nani, au cours de son intervention

L’engagement d’Aymar Nani se fonde sur son évolution personnelle. « J’ai longtemps vécu en Europe », s’est-il ouvert. Il a poursuivi : « Bi-national, je ne serai jamais comme un Français d’origine ». Réaliste, il recourt au conte pour un objectif déterminé d’avance. Il en fait un canal pour réactiver les principes éthiques en perdition. Elles sont relatives, notamment, au respect et à l’honnêteté. « Aucune nation n’a évolué sans des valeurs fondamentales », a-t-il conclu.



Objectif : Institut français de Cotonou !


Deux autres activités de présélection se dérouleront, les mois prochains, en 2026. Elles concerneront, respectivement, les communes de l’Atlantique et de l’Ouémé. Au total, un peu plus de trois cents candidats auront connu un parcours ardu. Deux mini-phases, dans leur établissement d’origine, les auront qualifiés pour la présélection générale. Les écoliers conteurs élus connaîtront une phase de formation plus exigeante. Elle abordera la prononciation, les chansons et le récit en langue maternelle. Dix concurrents, en fin de tamis, vivront la grande finale. Ils s’affronteront, le 30 août 2026, à l’Institut français de Cotonou.

Léandre Houan / Marcel Kpogodo 

dimanche 26 octobre 2025

Sébastien Boko, l’art du comptage en exploration

Dans le cadre de son exposition, ’’Nù xì xà’’


Sébastien Boko est un artiste sculpteur béninois. Il vient d’innover par sa nouvelle exposition. Celle-ci a connu son vernissage le mercredi 1er octobre 2025. L’événement s’est produit à l’Institut français de Cotonou. ’’Nù xì xà’’ est un processus de découverte du comptage. Il concerne l’ethnie des ‘’’fon’’, au Bénin.


Sébastien Boko, au cours du vernissage de ''Nù xì xà''

« Trois pieds », « Trois pieds, un œil » et « Une corde ». En français, la traduction, respectivement, de quinze, de seize et de quarante, de la langue de l’ethnie du ’’fon’’ du Bénin, tel que l’a indiqué l’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, lors du vernissage de sa nouvelle exposition, ’’Nù xì xà’’, qui a eu lieu à la galerie, ’’Joseph Kpobly’’, de l’Institut français de Cotonou, au Bénin.

Sébastien Boko a exprimé la beauté et la richesse poétique du ’’fongbé’’. En fon, la langue plus parlée au Bénin, ’’Comptage’’ est ’’Nù xì xà’’. L’exposition mêle des œuvres de sculpture et de peinture. Elle montre une scénographie pensée comme un ensemble cohérent. Elle renferme un profond symbolisme.



Avant d’entrer ...


’’Nù xì xà’’ s’ouvre par un support flottant en tissu sculpté. Il accueille les visiteurs. Pour Jérôme Binet-Bos, Directeur délégué de l'Institut français, ce dispositif traduit une volonté d’innovation, qui donne satisfaction. « Nous souhaitons proposer de nouvelles formes d’exposition où le jeune public échange et participe à des ateliers avec l’artiste », expliqua-t-il.

Selon Sébastien Boko, cette entrée a été volontairement conçue à hauteur réduite. « Elle mesure un mètre quarante, obligeant le visiteur à s’incliner avant d’entrer », a-t-il confié. Sur le tissu noir, on distingue des symboles du comptage en ''fongbé''. Ce sont des traits et des circuits numériques. Ce choix rend hommage aux constructeurs de ce patrimoine. Ce sont ceux du Bénin et d’ailleurs. « Tous ceux qui ont pensé cet ordre mathématique méritent respect », affirme l’artiste. Cette œuvre instaure un temple à la poésie des ancêtres, le comptage. On n’y entre pas debout, comme chez soi. Il faut s’incliner et accorder un minimum de respect au passé avant d’avancer ».



Nous y sommes ...


À l’intérieur, un rideau noir sépare la salle en deux espaces. Dans la première partie, l’œuvre, ’’Collier’’, accueille le visiteur. Sa disposition invite à une approche lente et méditative. « L’histoire des cauris, qu’on ficelait par quarante, inspire cette œuvre », raconte Sébastien Boko. Il précise que cette représentation est hautement symbolique. « Comme les pieds et les yeux, les colliers sont des symboles forts du comptage, des trésors de mémoire », finit-il.

Les visiteurs découvrent, dans le second espace, une série de tableaux et de sculptures. S’imposent les nombres 20, 21 et 22. L’artiste illustre aussi le chiffre 1960, année symbolique. Il en fait de même pour une toile centrale peinte à l’acrylique. Elle est intitulée “Kàn dé afoton nunkun aton”. En français, cette expression signifie ’’Une corde, trois pieds, trois yeux’’. Il s’agit du chiffre, 63. L’œuvre restitue la logique poétique du comptage du fon.

Enfin, la série, ’’Les 40 compteurs’’, présente une série de trois sculptures en bois. Elles sont inspirées du masque du ’’guèlèdè’’, patrimoine culturel du Bénin. Chaque pièce porte, en son sommet, la représentation d'un nombre. Ce sont, respectivement, 20, 34 et 40. La combinaison des éléments exprime la manière dont les nombres se racontent à travers le corps, la corde et la terre. A en croire Sébastien Boko, l'exposition touche les cinq sens du visiteur. « Ma voix accompagne l’exposition. Elle sollicite les sens – la parole, la vue, l’écoute, l’ouïe », a précisé l’artiste.



Un objectif


Sébastien Boko invite à une prise de conscience. Il veut amener à prêter attention aux détails précieux du patrimoine linguistique. Sans cette attention, le peuple détenteur risque de tout perdre. « On croit souvent que parler un bon français est la clé du bonheur, mais ce n’est pas le cas », a-t-il analysé. Puis, il a exhorté : « Il faut revenir à nous-mêmes ».

Reconnu à l’international, Sébastien Boko estime que le Bénin vit une période féconde. « Nous traversons une effervescence, une véritable révolution culturelle. Chaque acteur doit jouer un rôle concret dans sa créativité ». Avec ’Nù xì xà’’, l’artiste contribue à cette dynamique. Ses œuvres sont à la fois esthétiques, symboliques et profondément enracinées dans la mémoire. L’exposition se clôt le 31 octobre 2025.

Léandre Houan / Marcel Kpogodo

jeudi 23 octobre 2025

Des photographies d’art primées

Par rapport à l’initiative, ’’La ceinture et la route’’


Une importante cérémonie a eu lieu le mercredi 24 septembre 2025. Elle s’est tenue par l’organisation du Centre culturel chinois, à Cotonou. Il est aussi le site ayant accueilli l’événement. Il a consisté à récompenser les lauréats d’un concours photographique. Il se dénomme ’’La ceinture et la route’’.


De gauche à droite, Lin Wei et Horace Houéhou représentant Dossou Alescis Gbènankpon, pour la réception de leur prix - Crédit photo : Centre culturel chinois 

Entre autres, ’’I’m Here’’ et ’’Hand in Hand to Build Tomorrow’’. Un aperçu des onze œuvres photographiques dont les auteurs respectifs ont reçu un prix concernant le concours de ''La ceinture et la route'', dans l’après-midi du mercredi 25 septembre 2025 au Centre culturel chinois de Cotonou, l’institution ayant organisé la manifestation.

Les deux photographies précédemment évoquées appartiennent à Lin Wei et à Dossou Alescis Gbènankpon. Ils font partie des cinq participants ayant été distingués. Trois sont originaires de la Chine et deux, du Bénin. Les seconds ont reçu leur prix sur les lieux de la cérémonie.


Vue partielle du public au cours de la cérémonie de remise des prix - Crédit photo : Centre culturel chinois

L’œuvre qu’a présentée le lauréat béninois est évocatrice. Elle est un cliché. Il montre un citoyen béninois qu’encadrent deux ressortissants chinois. Les trois personnages regardent un chantier d’autoroute. Ceci se trouve au premier plan. A l’arrière-plan flottent les drapeaux du Bénin et de la Chine.

En général, les photos primées illustrent la richesse infrastructurelle, socio-économique et touristique chinoise. Elles racontent la qualité de la coopération sino-béninoise. Elles immortalisent des réalisations remarquables. Ce sont les projets routiers et sanitaires que la Chine a réalisés au Bénin.

Le contexte de la soumission des œuvres indiquées est une grande compétition. Elle est intitulée, ’’Chine-Afrique : La ceinture et la route’’. Trois institutions ont porté le projet. Elles ont reçu le soutien des ambassades du Bénin et de la Chine.



Partition institutionnelle


La cérémonie de récompense a enregistré plusieurs intervenants.


Franck Adjagba, lors de sa prise de parole ... - Crédit photo : Centre culturel chinois

Franck Adjagba, ambassadeur du Bénin en Chine, y a participé en distanciel. C’était par visioconférence. Il a félicité les lauréats.

Carole Borna, en présentiel, en a fait de même.


Carole Borna, pendant son discours - Crédit photo : Centre culturel chinois

Elle est la Conseillère technique aux Arts du ministre béninois de la culture. Selon elle, ces lauréats « incarnent la créativité et le dynamisme qui animent les relations entre [les] deux nations ». « Ils sont les ambassadeurs de nos cultures », a-t-elle continué. Elle a insisté sur la fonction essentielle du concours. Il développe les rapports entre la Chine et le Bénin. La personnalité a aussi exprimé la fierté du ministère d’accompagner cette initiative.

L’ambassadeur de la Chine près le Bénin s’est aussi exprimé.


Zhang Wei, au cours de son intervention ... - Crédit photo : Centre culturel chinois

Zhang Wei a précisé l’objectif central de la compétition. Elle visait à faire admirer au monde des œuvres exceptionnelles. « Ces images nous feront ressentir la chaleur de l’amitié sino-africaine et découvrir le monde multicolore qui se construit sous l’initiative de ’’La ceinture et la route’’ », a-t-il déclaré.

L’initiative, ’’La ceinture et la route’’, a été lancée par le Président chinois, Xi Jinping, en 2013. Elle constitue une approche politique favorisant la coopération et la construction d’infrastructures. Le diplomate a souhaité voir d’autres créateurs s’investir : « Nous espérons que de plus en plus d’amis internationaux braqueront leur caméra sur les paysages et les coutumes de nos deux pays ».

La présente édition de ’’La ceinture et la route’’ a attiré des photographes venus de divers horizons internationaux. Les œuvres soumises reflétaient l’Afrique, sa nature, ses populations et son imaginaire. Elles présentaient également l’image du développement de la Chine contemporaine.

Le représentant de la Napa a salué cette diversité. « Les œuvres reçues ne montrent pas seulement les paysages spectaculaires de l’Afrique, sa faune sauvage et ses histoires humaines, mais présentent aussi l’image du développement actuel de la Chine », a-t-il déclaré.


De gauche à droite, Jack Kelly, remettant son prix à Lin Wei - Crédit photo : Centre culturel chinois

Jack Kelly, représentant de l’Organisation mondiale de la Culture et des arts, a souligné l’importance de l’initiative. « Ce concours offre une plateforme exceptionnelle pour partager avec le monde les paysages impressionnants de l’Afrique, ses progrès économiques et la richesse de son patrimoine culturel », a-t-il expliqué. Zhou Huanxin, président de la Fédération de photographie d’Amérique du Nord, a conclu : « Elles illustrent, de façon vivante, comment l’initiative de ’’La ceinture et la route’’ contribue au progrès de l’Afrique ».



Moment de détente


La cérémonie s’est conclue dans une atmosphère festive et conviviale. Elle a été couplée à la célébration différée de la Fête de la Mi-automne. L’ambassadeur chinois a expliqué la portée symbolique de cette fête nationale. Elle a été célébrée en Chine le 6 octobre 2025. Elle s’appelle aussi ’’Tian Ya Gong Ci Shi’’. Cela signifie ’’Un moment de lune à retenir’’. « Cette fête est devenue une véritable marque nationale des échanges culturels de la Chine vers le monde », a-t-il précisé. « C’est aussi une fenêtre importante pour permettre aux amis du monde entier de découvrir le charme de la culture traditionnelle chinoise », concluait-il.

Plusieurs prestations artistiques ont enrichi la soirée du Centre culturel chinois.


Aperçu de la prestation des étudiantes de l'Institut ''Conficius'' - Crédit photo : Centre culturel chinois

Les étudiantes de l’Institut ''Confucius'' ont offert un tableau de danse poétique. Les danseurs du groupe, ’’Beeworkers’’, ont impressionné par une chorégraphie vigoureuse et rythmée. Enfin, les acrobates d’ ’’All Circus’’ ont animé la cérémonie avec des prouesses spectaculaires. L’ambassadeur chinois a profité de ce moment pour adresser ses vœux. Il a souhaité bonheur et prospérité à la communauté chinoise et à ses amis béninois.

Léandre Houan / Marcel Kpogodo

dimanche 28 septembre 2025

“Les Titans” remportent la Cdu

Dans le cadre de sa première édition


Le Centre culturel chinois du Bénin a patronné le déroulement d’une initiative. Il s’agit de la Compétition de Danse urbaine (Cdu). Il l’a fait en partenariat avec ’’BeeWorkers’’, une association béninoise de danse. La première édition de l’événement s’est effectuée le dimanche 14 septembre 2025. C’était dans la capitale économique béninoise, Cotonou. ’’Les titans’’ s’y sont imposés.


L'équipe des ''Titans'' recevant son chèque de Zhang Wei, Ambassadeur de la Chine au Bénin - Crédit-photo : Centre culturel chinois


500 000 francs Cfa. Le montant du chèque qu’a remporté le groupe de danse, ’’Les titans’’, à l'issue de la première édition de la Compétition de Danse urbaine (Cdu), qui s’est déroulée le dimanche 14 septembre 2025, sur l’esplanade de l’Amazone, à Cotonou, en présence de Zhang Wei, l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Chine en République du Bénin.


Aperçu du public ayant massivement fait le déplacement de la Cdu 2025 - Crédit-photo : Centre culturel chinois


Onze équipes étaient en lice. Ce sont ’’Soclose’’, ’’Les guerriers’’, ’’Energy’’, ’’Bénin all stars crew’’, ’’Righteous stars’’, ’’Les titans’’, ’’First winners’’, ’’Les magiols 424’’, ’’Le club des stars’’ et ’’Les légendaires’’. Toutes ont été soumises à des règles strictes. Il fallait un groupe de deux à cinq danseurs. Ensuite, le temps de prestation était de cinq minutes. Il fallait aussi remplir bien d’autres critères. La synchronisation des danseurs, la présence scénique et la gestion du temps en sont. Il fallait aussi montrer de la créativité et de l’originalité Les trois membres du jury ont scrupuleusement veillé à leur respect.

Ils ont suivi le déroulement d’une phase éliminatoire. Quatre groupes ont accédé à la demi-finale. Celle-ci a tenu toutes ses promesses.



Des battles enflammées


’’Les titans’’ ont affronté ’’Les guerriers’’ dans un duel en deux sorties. Le groupe, ’’Les magiols 424’’, s'est mesuré aux ’’Légendaires’’. Les deux premiers cités ont validé leur billet pour la final, à l’issue de ces confrontations. A la petite finale, ’’Les Légendaires’’ ont vaincu ’’Les guerriers’’. Ils se sont adjugés la troisième place. Enfin, la grande finale a offert un spectacle explosif en trois rounds. Portés par leur énergie et leur cohésion, ’’Les titans’’ se sont imposés devant ’’Les magiols 424’’.



Palmarès complet


L'ensemble des lauréats posant avec Zhang Wei et Bahir Sylla, Président de l'association,  ''BeeWorkers'', en noir, à côté de l'Ambassadeur - Crédit-photo : Centre culturel chinois



1er prix : ’’Les titans’’ – 500 000 F Cfa

2e prix : ’’Les magiols 424’’ – 300 000 F Cfa

3e prix : ’’Les légendaires’’ – 200 000 F Cfa

4e prix : ’’Les guerriers’’ – 100 000 F Cfa.



Coopération et solidarité culturelles


Pour l’ambassadeur de Chine près le Bénin, la Cdu dépasse la simple compétition. « Elle illustre notre engagement au Bénin, notre volonté de mettre en pratique la solidarité sociale et notre détermination à promouvoir le patrimoine artistique du Bénin et de la Chine », a-t-il déclaré. Selon lui, la Cdu est l’image vivante d’une jeunesse béninoise et chinoise avançant ensemble vers l’avenir. Elle est un symbole de dialogue pour appuyer diverses prestations artistiques. C'est le cas du club de Wushu du Centre culturel chinois.


Le club de Wushu, en pleine démonstration devant le public - Crédit-photo : Centre culturel chinois


Il a offert aux spectateurs une série de démonstrations de cet art martial chinois.

Du côté des lauréats, la satisfaction était immense. Steward Gbénou, représentant du groupe ’’Les Titans’’, a salué l’initiative. « C’est un projet porteur d’avenir. Le Bénin regorge de nombreux talents qui ne demandent qu’à s’exprimer. Ce type d’événement leur donne enfin une véritable opportunité ». Il a également formulé un vœu. « Il faudrait que cette compétition perdure car de nouveaux talents naîtront certainement après nous ».

Léandre Houan