jeudi 29 décembre 2016

« Veyvey est là pour vous entretenir … », dixit Yolande Veyvey

Dans le cadre de 9 questions auxquelles la Directrice du Centre d’esthétique, ’’Veyvey care’’ , a accepté de répondre 


De la télévision à l’ésthétique, c’est un pas peu évident que Yolande Veyvey, journaliste et animatrice d’émission de télévision’ a vite franchi, ce qui lui permet de conduire le Centre d’esthétique, ’’Veyvey care’’, dont elle a accepté de nous parler des prestations, à travers cette interview.


Le Mutateur : Bonjour Yolande Veyvey. Vous êtes journaliste et animatrice de l’émission ’’Diasporas’’ sur la télévision nationale béninoise de service public. Nous nous retrouvons avec vous dans un cadre peu habituel, avec une décoration qui n’est pas celle d’un studio, mais, plutôt celle d’un salon d’esthétique. Que faisons-nous dans cette salle où une cliente se fait tresser et dans laquelle nous trouvons une de vos assistantes ?  

Yolande Veyvey, dans le cadre douillet de son Centre d'esthétique, ''Veyvey care''
Yolande Veyvey : Merci pour cette interview. C’est vrai que, d’habitude, tout le monde me connaît être une animatrice de la télévision, par rapport à l’émission ’’Diasporas’’, et je suis contente de parcourir le monde et de questionner les Béninois de l’extérieur sur les réalités qu’ils vivent.
Aujourd’hui, nous ne sommes pas là pour parler des Béninois de l’extérieur ; nous sommes dans le quartier qu’on appelle Dèkoungbé, dans la rue de la boulangerie ’’Le salut’’. Dès que vous y entrez, vous êtes frappé déjà par mon enseigne : ’’Veyvey care’’. ’’Veyvey care’’, c’est tout simplement mon nom plus ’’Care’’. J’ai choisi le mot ’’Care’’ parce que cela veut tout dire : ’’soins’’. Quand les Anglais veulent dire : « Care for me », cela veut dire, « Prends soin de moi … ». Donc, je me suis dit qu’on ne peut pas parler d’esthétique sans parler de soins. J’ai choisi ce nom, ’’Veyvey care’’ pour marquer mon territoire, parce que tout ce que je veux faire dans ma vie, je l’assume ; quand on a une entreprise, il faut l’assumer.
Donc, j’ai pris exemple sur beaucoup plus d’entreprises internationales ; quand on prend n’importe quelle entreprise de renom, quand vous imprimez votre nom à votre société, vous l’assumez. Alors, pour assumer tout ce que je fais, j’ai pris mon nom plus ’’Care’’, ce qui veut dire que Veyvey va prendre soin de vous, que Veyvey est là pour vous entretenir. Donc, ce matin, c’est dans mon environnement, dans mon Centre d’esthétique et, j’espère qu’à la fin de cette interview, nous prendrons soin de vous.
Ici, c’est carrément un peu de tout ; quand on dit ’’Soins’’, c’est en même temps, les soins des cheveux, du visage, des mains, des pieds, les soins du corps, c’est-à-dire de l’être humain, en général. Donc, dès que vous entrez dans mon Salon, tous vos problèmes sont réglés, on prend soin de vous, vous vous détendez par le massage et, au-delà de tout, il y a de petits conseils pour agrémenter votre quotidien.
Mon Salon, ’’Veyvey care’’, c’est aussi pour les hommes ; hommes et dames sont entretenus, de la tête aux pieds. Ce matin, notre entretien sera basé exclusivement sur l’esthétique et sur la coiffure.




Quand nous prenons votre brochure, nous lisons : « Traitement des cheveux … », nous sentons un grand nombre de prestations …

Oui, nous avons aussi le nettoyage de la peau et, il y a un traitement spécial, en ce qui concerne cela ; nous allons des peaux classiques aux soins de visages les plus spécifiques. Cela veut dire qu’on veut parler du visage, du décolleté, du cou, du contour des lèvres, du contour des yeux, du traitement spécial de la peau à tendance acnéique, parce que le soleil abîme le visage, la peau et, il y a des peaux grasses qui ont besoin d’être traitées, à tout moment.
Nous assurons aussi des soins amincissants, ce qui signifie faire diminuer du poids à travers des gommages soit au sel, soit aux algues ; ce sont des enveloppements qui vous permettent quand même de mieux vous sentir. On a des massages esthétiques ; ce sont des massages de détente et de relaxation du dos, des jambes, du corps entier ; ces massages sont pratiqués avec des mains ou avec des machines, c’est selon votre choix.
On a également des soins du dos, du buste, des mains et des pieds, des épilations, surtout pour des personnes qui ont des jambes remplies de poils. Souvent, lorsque vous avez envie de porter des mini-jupes et d’être à la pointe de la mode, de l’actualité et de ressembler à ces stars hollywoodiennes, vous avez besoin d’épiler un peu ces parties-là. Donc, il y a des femmes qui viennent et, on les épile à la cire ou avec d’autres objets. Egalement, nous faisons la beauté du visage. Il y a donc plein de choses et, je préfère ne pas tout aborder et laisser le client découvrir le reste, dès qu’il sera chez nous.




Pouvons-nous aborder en profondeur les prestations de votre Salon, destinées aux hommes ?

Bien  sûr ! Ici, sachons-le, une bonne fois pour toutes, quand on parle de beauté, on a tendance à parler seulement des femmes ; la beauté, c’est également pour l’homme. Il est vrai que, dans les sociétés africaines, on a laissé croire que c’est à la femme de prendre soin d’elle. Ici, nous prenons soin des hommes. Et, comment ? L’homme peut venir se coiffer chez nous, il peut venir pour un soin de massage, parce qu’après avoir travaillé, après le stress de la journée, il a besoin de se détendre. Donc, lorsqu’il vient chez nous et qu’il jouit d’un bon massage, il se retrouve. Il y a également les soins du pied puisque les hommes, autant que les femmes, marchent ; après avoir utilisé les pieds, tout le temps, à un moment donné, il faut les relaxer, les détendre, ce qui impose vraiment une bonne pédicure. Il y a aussi, pour les hommes, de la manucure et les soins du visage ; il y a des hommes, aujourd’hui, qui s’en rendent compte et qui prennent soin de leur peau. Donc, c’est mixte, chez nous : enfants, hommes, dames, tout le monde trouve son compte ici.


Un aperçu de la gamme des produits de soins du Centre d'esthétique, ''Veyvey care''

Qu’en est-il du coût des prestations ? Est-il abordable pour la bourse du Béninois moyen ?

De la même façon où nous disons que « la santé n’a pas de prix », la beauté n’a pas de prix. La beauté n’a pas de prix, en ce sens que, chez nous, ici, quel que soit le client, que tu sois commerçant, diplomate, artiste, musicien, nous avons des formules pour chaque corps de métier. Et, dès que vous venez, nous discutons ensemble et nous vous proposons une formule adaptée à votre bourse.
Pour les coiffures, nous sommes spécialisés dans les coupes de cheveux, dans les coupes de stars, nous faisons les tresses, les tresses à trois nattes, les tresses des stars hollywoodiennes, des genres vraiment grands. Nous traitons aussi les cheveux. Généralement, les gens ont cette manière de ne pas se préoccuper de leurs cheveux et ce n’est pas bien ; il faut prendre soin des cheveux. Donc, nous offrons également cette formule. Nous avons plusieurs sortes de formules, quel que soit le type de métier que vous pratiquez et, quand vous venez chez nous, ces formules vous seront adaptées.




Nous avons compris qu’au niveau de ’’Veyvey care’’, il existe un système de carte de fidélité …

Oui, c’est vrai. En fait, qu’est-ce qui se passe ? C’est un système que j’ai appris à l’extérieur. Vous voyez, il y a des clientes qui fréquentent des centres pendant des années et des directrices de salon ne savent pas comment maintenir cette clientèle, faire en sorte que, dans cette maison, ces clientes se sentent comme chez elles. Moi, dès que j’ai ouvert mon Salon, il y a cinq ans, je me suis dit que ces personnes qui viennent vers moi me permettent de vivre, parce qu’un client qui vient vers toi, c’est quelqu’un qui veut que ton entreprise prospère. Donc, j’ai adapté des formules : il s’agit de profiter régulièrement des soins de visage, du corps, des épilations et d’optimiser toute leur efficacité, en s’abonnant pour 5, 6, 10 ou 12 séances. De cette façon, une seule séance peut vous coûter plus cher, alors que les formules proposées vous reviennent complètement bon marché, presqu’à zéro franc.
Il y a aussi des forfaits ; lorsque vous venez, par exemple, pour faire des soins d’épilation ou du corps, on vous fait des forfaits. Et, si vous parrainez également une amie ou l’un de vos amis, vous bénéficiez d’une réduction de 10 à 20% parce que, par vous, viennent un certain nombre de clients. Vous allez tant bénéficier de réductions jusqu’à ce qu’à un moment donné, vous pouvez venir vous coiffer chez nous ou bénéficier de divers soins, sans payer une seule fois, simplement, par ce principe de parrainage.
Maintenant, nous avons des cartes de fidélité ; elles sont offertes à tous nos clients. Dès que vous êtes un client et que vous venez chez nous, au plus 5 fois, vous y avez droit. Et, elle vous donne droit à des réductions. Dès que vous la brandissez, votre tarif est immédiatement réduit à 10 ou à 20%, selon votre ancienneté. Aussi, à l’occasion d’un anniversaire ou de la Saint Valentin, par exemple, de la fête des pères, des mères ou du Nouvel an, j’offre des chèques-cadeaux à tous mes clients détenteurs de la carte de fidélité.
Donc, non seulement vous avez une carte de fidélité qui vous permet de bénéficier de réductions de 10 à 20%, mais, aussi, pendant ces occasions un peu exceptionnelles, vous bénéficiez de chèques-cadeaux, ceux-ci variant d’un montant de 10 mille à 100 mille francs Cfa, en fonction du client, ce qui veut dire qu’avec votre chèque-cadeau, vous allez pouvoir vous maquiller, faire un petit massage, vous faire coiffer, à zéro franc.




Yolande Veyvey est une animatrice de télévision qui a suivi sa formation au Ghana. La fusion entre la télévision et l’esthétique, comment cela a-t-il pu s’opérer ? Pensez-vous qu’il y a un lien entre ces deux domaines ?

Oui, naturellement. Si quelqu’un vous parle de la télévision sans l’esthétique, cela veut dire que cette personne n’a rien compris. La télévision et l’esthétique vont de pair. Toutes les animatrices et tous les animateurs plateau se maquillent ; c’est obligatoire, parce que vous ne pouvez pas venir à la télévision et être habillé n’importe comment. Donc, pour moi, la télévision et l’esthétique vont de pair. Et, moi, animatrice et, en même temps, esthéticienne, cela ne m’étonne pas parce que, déjà, depuis le Ghana où j’ai suivi ma formation, j’ai toujours un goût du luxe, comme toute femme, d’ailleurs, mais, chez moi, c’est très très poussé, très raffiné, parce que, pour moi, une femme peut, même sans maquillage, être très très belle ; c’est en fonction du soin qu’elle apporte à sa peau. En effet, dès que vous vous soignez en fonction du choix de vos produits, vous allez pouvoir être belle, sans vous maquiller. Maintenant, lorsque vous êtes une présentatrice et que vous devez donner l’exemple à la face du monde, vous devez associer ces deux domaines-là. Mais, moi, ma vie d’esthéticienne est totalement différente de ma vie d’animatrice, parce que c’est deux mondes où quand je me retrouve dans celui d’animatrice, je suis une autre Yolande ; quand je me retrouve dans celui d’esthéticienne, je suis une autre Yolande là également, parce que c’est purement la dame professionnelle, pas l’animatrice, c’est la professionnelle, la conseillère, celle qui vous accompagne dans vos choix, pour les besoins de votre peau ou de vos soins de cheveux, notamment.




Pouvez-vous nous parler un peu de votre formation d’esthéticienne ?

A proprement parler, je n’étais pas partie pour devenir esthéticienne. Cela a été le fait du hasard et, c’était par un heureux hasard car, dans la vie, il faut savoir saisir les opportunités ; il ne faut pas se cramponner à un seul métier, à une seule activité et se dire : « Non, je ne peux pas faire ça, je ne peux faire que ça ». Si vous avez de la volonté, vous pouvez associer votre vie professionnelle à une autre activité ; c’est toujours bien de varier les vocations.
Moi, j’avais eu la chance d’habiter à côté d’une dame internationale de la beauté et de l’esthétique. De toute façon, j’allais chez elle pour mes soins et, par la force des choses, j’ai commencé à m’intéresser à tout ce qu’elle faisait, parce que les stars ghanéennes, les stars de l’étranger défilaient devant moi et, ce monde m’a attirée. Il m’a attirée parce que je voyais comment les gens se mettaient aux petits soins ; dès que vous veniez, il y avait l’accueil, on vous mettait dans de bonnes conditions et, dès que vous sortiez, vous étiez vraiment belle et, les gens vous regardaient autrement. Alors, moi, je lui ai demandé si elle pouvait quand même m’initier un peu à la chose pour que, de temps en temps, je puisse l’aider, parce qu’en tant que francophone, j’étais, en quelque sorte, chouchoutée par elle, vu que, dans son environnement, il n’y avait pas des personnes qui parlaient français. Et, quand je venais, ma façon de parler l’anglais en même temps mélangé au français, elle adorait cela ; c’est ainsi qu’elle a commencé à m’apprendre un peu tout ce qui se passait autour d’elle. Sa spécialité était les traitements bio, elle n’utilisait pas des produits chimiques mais, plutôt, des fruits et des légumes si bien que, quand vous entrez chez elle, vous avez l’impression de vous trouver dans un marché où l’on vend des fruits, alors que c’est un centre d’esthétique, exclusivement. Et, elle pratiquait avec douceur. Donc, j’ai aimé et, j’ai commencé à apprendre ; j’y allais tous les jours, pour suivre, pour passer trois à quatre heures de temps avec elle et, ma chance d’être dans la production, à Accra, d’être sélectionnée dans un film plateau ghanéen, avec des acteurs et des actrices, d’assister à comment les maquiller, cela aussi m’a beaucoup aidée. Elle est venue sur le plateau, et c’est comme cela que ma vie d’esthéticienne a décollé. Aujourd’hui, je ne me plains pas, je suis très très heureuse de passer de l’animation à la télévision, à l’animation de mon Salon d’esthétique. Et, de toute façon, je suis une femme de contact, j’adore le contact et, tout ce que je fais, c’est le contact ; l’animation, c’est le contact, l’esthétique, c’est le contact et, je me retrouve dans mon monde. Donc, je suis très très heureuse.




Vous avez été formée chez une esthéticienne qui donnait des soins bio, ce qui laisse supposer qu’avec ’’Veyvey care’’ on aura aussi des soins bio …

’’Veyvey care’’, c’est sa particularité. D’abord, quand vous venez chez nous, que vous regardez en haut, sur mon enseigne, c’est écrit : « Veyvey care’’, Centre d’esthétique et de bien-être – Fruits et légumes sont nos alliés beauté ». Donc, pour moi, les fruits et légumes, on peut les manger, on peut les passer sur notre corps, on peut faire plein de choses avec eux, sans dépenser une somme colossale et, sans effets secondaires. Puisque j’ai reçu une formation exclusivement bio moi-même, je ne fais que des soins bio. Et, c’est à titre exceptionnel que quand des clients arrivent chez moi et qu’ils utilisent peut-être déjà un produit, ils le ramènent, j’en lis les composants et je leur dis si c’est bon ou pas. Si je constate qu’il est très nocif à la peau, je leur demande de ne plus l’utiliser, et je leur propose, en remplacement, des produits qui sont à 50 ou à 70% bio. Donc, c’est la particularité de mon Salon.

L'enseigne de ''Veyvey care'' à Dèkoungbé, dans la Commune de Godomey

A l’attention de nos lecteurs, où se trouve le Centre d’esthétique ’’Veyvey care’’ ?

C’est, d’abord, à Dèkoungbé, dans la zone de l’ancienne usine d’engrais. Juste après cette usine, en longeant sa clôture, vous tournez à gauche en faisant comme si vous alliez à l’église catholique. Vous vous retrouvez alors à la sixième rue, à gauche, avant cette église ; à l’entrée se trouve la boulangerie ’Le salut’’. Et, à l’intention de vos lecteurs, je dis : ’’Veyvey care’’ est votre maison, ’’Veyvey care’’ est votre Centre ; si vous dormez, rêvez ’’Veyvey care’’, si vous vous réveillez et que vous voulez penser, pensez ’’Veyvey care’’ … Chez nous, c’est les soins bio, chez nous, c’est l’accueil, c’est nous, c’est carrément chez vous. Donc, j’invite toutes les Béninoises et tous les Béninois à faire un tour chez nous, et à entrer dans notre livre d’or.


Propos recueillis par Ramane Aïsso     

lundi 26 décembre 2016

Marcel Gbeffa engagé dans un duo impressionnant

Dans le cadre de son dernier spectacle de danse à Cotonou


Le théâtre de verdure de l’Institut français de Cotonou a servi de cadre au déroulement d’un spectacle de danse : ’’Illusions’’. C’était dans la soirée du samedi 5 novembre 2016. Marcel Gbeffa, le meneur, a frappé par la synchronisation d’une évolution des pas avec sa partenaire, Fatou Cissé.
Le duo Marcel Gbeffa-Fatou Cissé, au cours du spectacle
53 minutes de pas d’une danse, sous le sceau du thème ’’Illusions’’, menée en duo par le Béninois Marcel Gbeffa, avec la Sénégalaise Fatou Cissé, dans le style du « Je t’aime, moi non plus ». L’événement culturel s’est produit le samedi 5 novembre 2016, au Théâtre de verdure de l’Institut français de Cotonou. Tel que synchronisé, le spectacle répondait à une répartition temporelle binaire de 2 minutes.
Ainsi, dès le début, le couple Marcel Gbeffa-Fatou Cissé a évolué sur scène, d’abord, démembré, ce qui a permis de voir chacun danser de son côté, et, pendant deux autres minutes, le couple se ressoude pour donner à voir une excellente synchronisation en duo. Et, séquençant ces deux parties, un panneau roulant était horizontalement lancé sur la scène, se comportant en cheval de troie, vu qu’il emportait ou ramenait l’un ou l’autre des membres du couple. Et, les apparitions et les disparitions, à tour de rôle, de chacun de ces personnages, se rythmait par le faisceau de lumière qui dardait toute sa force sur les danseurs, à des moments clés, pour révéler un changement de costume avec, tantôt, chez la femme, un collant noir surmonté d’un dessus rose blanc scintillant, ou autre chose. Du côté de l’homme, tout s’ouvre avec une chemise rouge sur un pantalon blanc. Et, à un certain moment, c’est une lumière violette que lancent les 8 projecteurs répartis équitablement en deux groupes de 4, de chaque côté de la scène du Théâtre de verdure.
En réalité, le « Je t’aime, moi non plus » s’est révélé par un cycle répétitif d’entente et de rupture, de retrouvailles, de remise en cause d’une harmonie qui, très tôt, se restitue, appuyée par une réelle copulation de scène, perceptible par la jointure des deux panneaux qui, comme l’on y a habitué le public, étaient poussés, indépendamment, sur la scène par des personnages de l’ombre. Par ailleurs, des notes d’un jazz tantôt fou, tantôt apaisant, d’un rock endiablé ou d’un blues mélancolique, comme sonnant une certaine réconciliation intime du couple. C’était à travers les doigts agiles de Carlos Dosseh arrachant à sa guitare toute l’émotion circonstancielle, et par le souffle habilement orientateur des notes de sa trompette, celle de Magloire Ahouandjinou. Enfin, on va de l’amour à la fusion, pour passer à la cassure et à la réconciliation pour aboutir à la manifestation d’une certaine domination de la femme sur l’homme. A 21h58 minutes, Marcel Gbeffa et Fatou Cissé avaient montré au public que son déplacement en a bien valu la peine.



Marcel Kpogodo