En rapport avec sa nouvelle démarche de travail
L’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, avait mené le projet, ’’Nù xì xà’’. Il s’agissait de sa première phase. Elle a abouti à l’exposition du même nom. Elle s’était déroulée du 1er au 31 octobre 2025 à l’Institut français de Cotonou. La démarche du ’’Nù xì xà’’ consiste à s’inspirer de la méthode traditionnelle de comptage. Il s’agit de celle propre aux Béninois de l’ethnie du fon. L’originalité de ce système a fait concevoir et fabriquer des œuvres par l’artiste. Elles étaient, entre autres, picturales et sculpturales. Il existe une deuxième phase du projet. Elle prend fin au troisième trimestre de 2026. Elle est l’arbre qui cache la forêt.
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| L'affiche officielle du projet, ’’Nù xì xà’’ 2 |
Des investigations approfondies, des déplacements, de nouvelles expériences, des journées ’’Portes ouvertes’’ et des œuvres à créer. Le vaste programme qu’exécute l’artiste sculpteur béninois, Sébastien Boko, pour le compte de la deuxième phase du projet, ’’Nù xì xà’’, concernant l’exploration du comptage dans l’ethnie des ’’fon’’, au Bénin , qui est prévue pour s’achever le 30 septembre 2026.
Selon l’artiste, s’approprier le comptage chez les ’’fon’’ est impressionnant. Il relie à un système original de référence à des données pratiques. Elles concernent des parties du corps humain comme le pied ou l’oeil. Cette méthode amène aussi à l’évocation de la terre. On trouve également la mention d’un instrument comme la ceinture de grimpage à un palmier.
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| Sébastien Boko, lors du vernissage de l'exposition liée à la première phase de ’’Nù xì xà’’ |
Le projet a conduit Sébastien Boko à deux résultats concrets. Il a, désormais, une idée de l’historique et des réalités du comptage en fon. Il y est arrivé après avoir rencontré des sachants de plusieurs domaines différents. Gabin Djimassè, Toussaint Ahomagnon, Aimé Akpinkou, alias Azé Baba, David Coffi Aza et Raymond Assogba sont de ces personnalités.
Le sculpteur, dans sa démarche, a fait des déplacements stratégiques. Du 16 février au 16 mars 2026, il a séjourné à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Il s’y est formé à la technique de travail sur le bronze. « Cela s’est très bien passé », commente-t-il. Cette immersion a débouché sur « la réalisation d’esquisses, de prototypes de pièces en bronze ». « Le projet avance bien », conclue-t-il. En effet, il a mis au point des séries palpables. Il y a celle dénommée ’’Poulet bicyclette’’. D’autres portent sur les cauris et, notamment, sur les pieds.
En dehors du bronze, le bois, l’inox, le textile et la céramique sont des matériaux d’autres œuvres du projet. L’artiste réalise l’ensemble de ses créations à Cotonou.
Sébastien Boko se déplace aussi énormément au Bénin. Sa quête le conduit dans les villes où se parle la langue du fon. Elles sont, entre autres, Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Covè, Bohicon et Abomey. Il pourra expérimenter les connaissances que lui ont transmises les sachants indiqués. Le projet actuel bouclé, il pourrait travailler sur le comptage dans une autre langue béninoise.
Sébastien Boko utilisera deux canaux pour montrer au public les sculptures afférant au projet. D’abord, il y aura trois journées ’’Portes ouvertes’’. La toute première aura lieu en juin 2026. Le public pourra, alors, se déplacer vers Togbin. Ce quartier est celui de son atelier. Ensuite, l'artiste pourra tenir des expositions. L’une aura lieu à la ’’Gallery Soview’’, à Accra, au Ghana. Une autre se tiendra en Irlande à ’’Open exchange’’.
Pour l’artiste sculpteur, de nombreux partenaires ont rendu réalisable le projet. Il s’agit de l’Agence de Développement des arts et de la culture (Adac). Elle est sous la tutelle du ministère béninois de la Culture. Il mentionne, notamment, l’Espace culturel, ’’Le centre’’. Il est sis quartier d’Atropocodji, à Abomey-Calavi, au Bénin.
Marcel Kpogodo




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