jeudi 27 novembre 2014

’’Towara’’ réalise une double sortie d’album

C'était le dimanche 23 novembre dernier


Le théâtre de verdure du Hall des arts de Cotonou a donné lieu, dans la soirée du dimanche 23 novembre 2014, au lancement de deux albums. Il s’agit d’une cérémonie à l’actif de l’Association ’’Towara’’, sur un fond d’un spectacle enrichi de plusieurs animations.

Wèkè, ci-contre, en démonstration de chanson, dansant en compagnie de dignitaires d'un culte religieux endogène
’’Amandogbé’’, un album audio de 10 morceaux de musique traditionnelle selon le rythme ’’blékété’’ et ’’Vioutou et l’amour’’, un court métrage de 47 minutes. Ce sont les deux œuvres que l’Association ’’Towara’’ a mis sur le marché discographique, depuis le dimanche 23 novembre dernier.
Dans un premier temps, ’’Amandogbé’’, bien qu’étant réalisé par cet ensemble artistique et culturel, permet de mettre, particulièrement, sous les feux de la rampe, une chanteuse phare de la structure, son lead vocal, Françoise Adjovi, de son nom d’artiste, Wèkè, dont la fidélité au groupe artistique a été mentionnée, au cours de la soirée, malgré les nombreuses difficultés qu’il a connues. Au cours de la cérémonie de lancement, l’artiste n’a pas manqué d’exécuter quelques chansons de l’album, à la grande satisfaction du public dans lequel se trouvaient plusieurs autorités du Ministère de la Culture et, notamment, des dignitaires de cultes religieux endogènes.

Par ailleurs, la soirée a aussi permis d’enregistrer la mise sur le marché par ’’Towara’’ du court métrage ’’Viuotou et l’amour’’ qui, en substance, relate l’enlèvement par un jeune homme de sa bien-aimée, ce qui lui valut bien de déboires.    

Marcel Kpogodo

mercredi 26 novembre 2014

Psycoffi, le monstre, crée le scandale dans les milieux étrangers bien pensants à Cotonou

Dans le cadre de son exposition ’’Corpulence humaine’’ de la ’’Maison rouge’’ à Cotonou

(Cette exposition se termine en catastrophe, les œuvres de l’artiste ont été retirées de la galerie juste cinq jours après le vernissage)

Le début de soirée du vendredi 14 novembre 2014 a permis de participer au vernissage de l’exposition ’’Corpulence humaine’’ de l’artiste plasticien béninois, Stéphane Coffi Vlavonou. C’était à la galerie de la ’’Maison rouge’’, sis quartier des villas Cen-sad, à Cotonou. Un fait plus que surprenant : moins d’une semaine après le lancement de l’exposition, il a été ordonné à l’artiste de vider la galerie de ses œuvres.

Psycoffi
Aux murs de la galerie de la ’’Maison rouge’’, une vingtaine de grands tableaux accrochés aux murs, de même que huit de plus petite taille et, enfin, cinq, présentés, simplement, sous forme de panneaux horizontaux. Et, sur les différents tableaux, des personnages à l’aspect monstrueux.
Voilà le contenu de l’exposition intitulée ’’Corpulence humaine’’, qui a été lancée, le vendredi 14 novembre dernier, à la galerie de la ’’Maison rouge’’, située aux résidences Cen-sad, du côté du Boulevard de la Marina. L’artiste plasticien ainsi mis en lumière n’était personne d’autre que Stéphane Coffi Vlavonou, alias Psycoffi.
Selon ses explications, sa démarche de travail se fonde sur l’exploration de l’anatomie humaine couplée à l’expression de ses ressentiments, au niveau personnel. Cela donne, sur ses peintures, un personnage qui change de facette, au fur et à mesure qu’on passe d’un tableau à l’autre ; cette métamorphose lui donne un visage tragique, fantastique, avec des yeux laidement globuleux, appuyés d’une dentition catastrophique des anthropophages, des ’’Zombis’’, dignes des films d’horreur.
En outre, le personnage, difforme, plus hideux que jamais, voit, toujours, d’un tableau à l’autre, son visage se décomposer, exister par une ampleur d’excroissances insoutenables au regard, il s’amincit démesurément et, ailleurs, il grossit complètement, se constituant, sous la force de l’inspiration de l’artiste, de toutes sortes de composantes, prenant la forme d’animaux dont la réputation de laideur n’est plus à faire, tels que la grenouille, le hibou, notamment, sans oublier que d’autres parties humaines du corps, comme les membres supérieurs et inférieurs, le ventre, subissent les mêmes types de métamorphoses, faisant acquérir, ainsi, à l’ensemble de l’exposition, une allure lugubre et, par ricochets, cela crée une atmosphère peu propice à la joie, à la sérénité.

Un aperçu des oeuvres de Psycoffi
Le résultat de tout ceci : le choc, l’effroi, l’horreur, quelques jours seulement après le lancement de l’exposition qui était prévue pour durer jusqu’au 30 novembre 2014. Mais, coup de théâtre, juste le 19 dernier, Psycoffi, par le biais de son coach, Dominique Zinkpè, est sommé par les dirigeants de l’espace hôtelier de la ’’Maison rouge’’, abritant la galerie, de plier bagages. Et, pour cause, selon des sources proches de l’artiste, plusieurs clients de l’hôtel, des Américains, plus précisément, auraient été réellement repoussés par les tableaux et auraient demandé l’annulation de la présentation artistique. Ainsi, le client étant roi, on ne s’est pas embarrassé d’écourter l’exposition ’’Corpulence humaine’’.   
Malgré tout, selon Psycoffi, dans d’autres pays tels que la France où il avait exposé au ’’Café de la brute’’, un bar non loin du Centre Pompidou, à Paris, des enfants, accompagnés de leurs parents, ont beaucoup apprécié le même type d’exposition. Pour cet artiste franco-béninois qui frappe par une originalité que d’aucuns trouvent traumatisante, il faut un grand un grand ressort de patience pour retrouver le type de public qui lui convient. 

Marcel Kpogodo