samedi 24 septembre 2011

Concours international de compositions épistolaires

Le nouvel exploit de Gontran Sèmado


Les résultats du Concours international de compositions épistolaires sont disponibles depuis quelques jours. Ayant occupé les trois premières places sur le plan national, le Collège Le Bon Berger de Godomey est aussi primé au niveau mondial, autant de résultats qui n’auraient été sans le coaching efficace des candidats de cet établissement par Gontran Sèmado, Professeur de Lettres.


Le Concours international de compositions épistolaires, version 2011, a donné son verdict le Collège Le Bon Berger de Godomey s’est taillé la part du lion : il a raflé les trois premières places au plan national et a reçu la cinquième Mention spéciale, quant au classement mondial. Avec ces résultats, le Collège Le Bon Berger vient de réaliser deux exploits littéraires successifs, surtout si l’on se souvient qu’en 2010, cet établissement avait été premier au plan national et qu’il avait remporté la première Mention spéciale dans le monde entier. Naturellement, les élèves candidats, par eux-mêmes, n’auraient pu atteindre un tel niveau d’excellence sans avoir bénéficié d’une qualité d’encadrement. Gontran Sèmado, Professeur de Lettres, est l’homme par qui ces différents exploits se sont réalisés et, ceci ne constitue en rien un hasard ; son profil est celui d’un écrivain béninois ayant remporté un grand nombre de prix littéraires, aux niveaux national et international. Il s’est notamment illustré à travers le Concours des Dix mots de la Francophonie, en 2008, où il avait dicté une loi implacable à ses concurrents.

Gontran Sèmado


Voilà donc un encadreur hors pair qui, dans sa boulimie d’excellence littéraire, se trouve à garder dans son camp le quatrième prix au niveau national, détenu par une apprenante qu’il a aussi suivie et qui fréquente le Collège Notre-Dame des Apôtres de Cotonou. Malheureusement, dans la distinction des apprenants méritants, les encadreurs sont souvent laissés pour compte, ce qui pourrait, les amener à baisser d’ardeur. De toute façon, il est impérieux que le Bénin puisse décrocher la Médaille d’or à ce Concours international des compositions épistolaires, ce qui ne pourra se réaliser que grâce à un processus de stimulation de ces encadreurs.

Marcel Kpogodo

Liste des Lauréats nationaux du Bénin au Concours international de compositions épistolaires

1er AMOUSSOU Robertson Abiola Kévin, 15 ans, Collège « Le Bon Berger »

2ème DJAHOUI Félicité, 15 ans, Collège « Le Bon Berger »

3ème VIANOU Linda Maria, 12 ans, Collège « Le Bon Berger »

4ème LIBLA Mirabelle Bidossessi, 15 ans, Collège Notre-Dame des Apôtres

5ème TONAN Amour Paterne, 11 ans, Ecole St Augustin

6ème DOSSOUMOU Gloria Marlyse Oboyè Bienvenue, 13 ans, Calavi

7ème LAOUROU Sapience-Espérancxe Oloyé, 14 ans, Complexe Scolaire Ste Félicité d’Abomey-Calavi

8ème TABE Cyrilla Jamabeline, 13 ans, Collège Catholique St Jean-Baptiste

9ème JOHNSON Grâce Murielle Aflim’Ba, 13 ans, CEG III de Djougou

10ème GANGBE B. Freesia, 13 ans, Collège Catholique « Les Hibiscuis »

mercredi 17 août 2011

Danse au Bénin

Mise en place d'un stage de formation en danse traditionnelle





Un processus réussi pour l'Afraac




Le début du mois de juin 2011 a permis d'assiter à la tenue d'un stage de danse traditionnelle, à l'Institut français du Bénin (Ifb), ex-Centre culturel français de Cotonou. Cette manifestation a été organisée par l'African Association for the arts and culture (Afraac), du 03 au 09 juin 2011.




Pour un peu plus d'une vingtaine de stagiaires, l'Atelier de danse traditionnelle, organisée par l'African Association for the arts and culture (Afraac) et, hébergé sur les installations de l'Institut français du Bénin (Ifb), ex-Ccf, du 03 au 09 juin derniers, a permis aux apprenants de s'initier à plusieurs danses traditionnelles de toutes les régions culturelles du Bénin : Zinli, Akonhoun, Houngan, Kaka, Agbadja, Sinsinnou, tipinti, tèkè, notamment. Toutes les matinées de la durée du stage, de 8h à 11h, ils étaient au rendez-vous pour se faire former par de jeunes noms, pas les moindres, du monde de la danse et de la musique traditionnelle béninoises : Rodrigue Totin et Guillaume Ahouansou. Quant à la scénographie du spectacle, elle a été assurée par Benjamin Déguénon, plasticien béninois de la jeune génération.








Donnant son avis sur l'initiative, le deuxième de ces trois arttistes la fonde sur la perte des valeurs culturelles liées à la danse traditionnelle, ce que le stage vise à corriger. Aussi, selon Rodrigue Totin, la disparition de la culture africaine devrait préoccuper et susciter des actions concrètes, ce qui a motivé cette manifestation de formation, soutenue par les frères Etienne et Bernardin Arèmon, respectivement, Président et Secrétaire général de l'Afraac. Se prononçant sur les stagiaires ayant suivi le processus d'apprentissage, Rodrigue Totin s'est dit fier et content d'eux, sentant en eux une grande conviction, vu que, "sans argent, sans rien, ils sont venus travailler".




Des retombées ...
Le stage de danse traditionnelle, qui s'est déroulé du 03 au 09 juin, a débouché sur un spectacle de restitution, le jeudi 10 juin, au Théâtre de verdure de l'Ifb, dès 20h30. Intitul' "Décalage horaire", il a permis aux stagiaires, dans une première partie, de montrer le savoir-faire acquis, en si peu de jours. Dans une deuxième, les professionnels de la danse expressive ont pris le relais, pour relater l'expérience difficile des voyages, avec leurs contraintes d'adaptation, entre autres, à un nouveau climat, à des mets inconnus, à des personnes d'une autre culture. Sur un fond de musique béninoise harmonisée à des instruments mandingues du Burkina Faso, du Mali, de la Côte d'Ivoire et du Sénégal, le tout, métissé à de la musique européenne, le message s'est laissé distiller dans le public par les gestes et les mouvements de scène des acteurs qui, pour la circonstance, étaient de vigoureux et agiles acteurs, danseurs et musiciens. Le spectacle de ce vendredi 10 juin avait impressionné plus d'un, dans le public.




Marcel Kpogodo