dimanche 8 septembre 2019

Kismath Baguiri lance officiellement "Suru"

Dans le cadre de la sortie cinématographique du film au Bénin

C'est  un ’’Canal Olympia’’ rempli d'invités, d'amis et de parents qui a servi de cadre, le samedi 31 août 2019, à l'avant-première du film "Suru" de la jeune réalisatrice béninoise, Kismath Baguiri.

Kismath Baguiri
’’Suru’’ est un court-métrage de vingt-six minutes qui traite d'un fait banal de la société béninoise. Ce film montre les violences faites aux femmes par les femmes. Une domestique qui subit au quotidien les violences de sa patronne et qui a su réagir à son tour par la patience, ’’suru’’, du nom de cette vertu en langue maternelle béninoise.


’’Suru’’ est un message pour les femmes qui maltraitent leur domestique. Ce film, pour faire savoir que les domestiques sont aussi des personnes humaines et que ce n'est pas parce qu'on exerce un travail de domestique qu'on doit être maltraitée. Et, comme le dit le titre du film, ‘’Suru’’, « la patience est un chemin d'or » car, dans le film, pour sa revanche et, pour avoir l'or, la domestique a gagné cinquante millions, grâce à sa patience.


En prenant la parole après la projection du film, Kismath Baguiri a d'abord dédié l’œuvre cinématographique à son feu père, décédé juste quelques jours avant la fin du tournage. Elle espère qu'il sera fier du travail réalisé par sa fille.


« Avec un court métrage ayant permis d’enregistrer une salle pleine comme un œuf, le pari était gagné. Franchement, je ne m'attendais pas à avoir tant de monde », a-t-elle commencé, avant de poursuivre, livrant ses impressions : « Contente d'avoir remplir le ’’Canal Olympia’’, avec un court-métrage, ça montre qu'on peut remplir toutes les salles du Bénin avec un long métrage. Voir ce grand monde pour un court-métrage me donne espoir qu'il y a encore du travail et que rien n'est encore parfait, il y a assez de choses à corriger ». Pour finir, Kismath Baguiri a partagé avec le public ses attentes : « Mon ambition est que beaucoup de personnes voient ce film, même si c'est un court-métrage, qu'ils puissent voir ce que nous faisons, nous autres, de la jeune génération de cinéastes, ici, afin de réveiller le septième art au Bénin ».


Suite à cette déclaration, la réalisatrice a présenté au public les principaux acteurs du film de fiction, qui ne sont personne d'autre que Carole Lokossou, Gloria Kougblénou, Kocou Yemandjê, Charbel Dahizo et Barnabé Affougnon. Ceux-ci ont reçu des applaudissements très nourris.


En réalité, ’’Suru’’ reste le quatrième film béninois projeté à ’’Canal Olympia’’. La cérémonie a pris fin par une collecte de fonds dans la salle pour encourager la jeune réalisatrice, Kismath Baguiri.

Romarick Gbédji

vendredi 23 août 2019

Le Centre artisanal d’Akpakpa naît avec des dents

Dans le cadre du lancement de l'infrastructure à Cotonou

Depuis le samedi 16 mars 2019, un espace a vu le jour au quartier d’Akpakpa, du côté est de la ville de Cotonou : le Centre international des Artisans du Bénin pour développement et le bien-être de l’Afrique, encore dénommé le Centre artisanal d’Akpakpa. Au fil des mois, son fonctionnement laisse percevoir la mise en place d’une structure d’une solidité » certaine, conditionnée pour révolutionner la promotion artisanale au Bénin.

L'entrée du Centre artisanal d'Akpakpa
Un total de 16 compartiments  avec, chacun, un secteur qui lui est rigoureusement assigné. L’essentiel qu’il faudrait retenir du Centre artisanal d’Akpakpa, ayant connu son inauguration officielle dans la journée du samedi 16 mars 2019, à Cotonou. 

Enagnon Serge Rodrigue Adjovi
Selon Enagnon Serge Rodrigue Adjovi, son Coordonnateur, les domaines concernés sont animés par des spécialistes bien sélectionnés, selon leur profil spécifique. Entre autres domaines, il faut compter le graphisme, l’architecture, la formation, l’animation, le Taï-chi, les arts plastiques et l’innovation. En réalité, une telle organisation tire son fondement des principes relatifs à la démarche du ’’Nu spirit’’ qui s’est développé à Brooklyn, aux Etats-Unis.

Codjo Pascal Avokpo, à l'oeuvre
En outre, ce jour d’inauguration a donné lieu à des expositions de produits artisanaux, purement du cru béninois, et à des performances artistiques, ce qui a permis, notamment, d’assister à des séances de peinture en live, de la part de noms retentissants de l’art de la peinture au Bénin, notamment, Codjo Pascal Avokpo, sans oublier l’exposition de leurs œuvres par des créateurs de la jeune génération, tels que Marius Tchiakpè, Mahoussi Pierre Ahodoto et Cyrus Orfin D’Hyzo.

Aperçu de la foire, le jour du lancement du Centre artisanal d'Akpakpa
Par ailleurs, depuis sa création, le Centre international de l’Artisanat du Bénin, a régulièrement tenu l’animation, un fois par mois, d’un thème de conférence, le signe d’une volonté d’édification intellectuelle des visiteurs de la part de ses concepteurs dont la Béninoise Bénédicte Bah Nousso, résidant à Miami, aux Usa. Donc, si les samedis 30 mars, 27 avril, 25 mai, 29 juin et 27 juillet 2019, Tom Négus Mendey  a porté la lourde responsabilité d’animer des thèmes divers, le 24 août, il revient à la Famille Jah d’enrichir le public de ses analyses sur le thème, « Rastafarisme : religion, mouvement ou mode de vie ».

Plus de détails disponibles avec le Coordonnataur du Centre, Enagnon Serge Rodrigue Adjovi : 66237344

Ramana Aïsso / Marcel Kpogodo