mercredi 1 octobre 2014

Lancement du Festival ’’Migration’’

Organisation de l'événement par l'Eitb

L’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb) du promoteur culturel et homme de théâtre béninois, Alougbine Dine, a tenu une conférence de presse, le samedi 27 septembre 2014. La manifestation se déroulait au siège de la structure d’ordre pédagogique à Togbin, sur le circuit de la Route des pêches. Il s’agissait d’informer les professionnels des médias de la tenue très prochaine du Festival ’’Migration’’.

Alougbine Dine, au centre et, à sa gauche, le Professeur Bienvenu Koudjo
Le Festival ’’Migration’’ a démarré depuis le lundi 29 septembre à Badagry, au Nigeria et est prévu pour se terminer le 15 janvier à Cotonou, au Bénin. C’est l’annonce qu’a faite le Directeur de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb), Alougbine Dine avec, à ses côtés, entre autres, le Directeur pédagogique, le Professeur Bienvenu Koudjo. Selon cette première personnalité, ce Festival, financé par l’Union européenne, se tient dans le cadre de la fin de formation de la troisième promotion des étudiants de l’Ecole, celle-ci ayant été baptisée ’’Aimé Césaire’’. Cette activité consistant en une tournée sous-régionale des onze apprenants, entre autres, les conduira, outre le Bénin, dans des pays tels que le Togo, le Nigeria, le Burkina Faso, le Niger, le Ghana et le Mali. Elle a été montée pour leur permettre de faire valoir un certain savoir-faire, du savoir-être et de la culture, ce qui les amènera à « se confronter au terrain, à jouer sans cesse, afin q’ils deviennent des comédiens », conclura la premier responsable de l’établissement. Ce parcours itinérant se termina à Cotonou et, les pièces qui sont prévues pour être jouées ont comme auteurs Georges Pérec, José Pliya, Molière Camille Amouro, Bernard Marie Koltès. Pour la plupart d’entre elles, la mise en scène est assurée par le maître lui-même, Alougbine Dine.
En guise de spectacle d’ouverture à Badagry, au Nigéria, voisin de l’est, par rapport au Bénin, il y aurait eu, selon les précisions du Directeur de l’Eitb, une manifestation déambulatoire qui devrait faire se produire des marionnettes géantes, des musiciens, su fond d’un déploiement de son et de lumière.
Pour sa part, Bienvenu Koudjo, de son côté, a montré que le Festival en jeu intervient après six semestres de formation théorique, débouchant sur un contrôle continu donnant droit à des notes et sur une évaluation pratique finale, ce dernier aspect n’étant que l’ensemble des sept spectacles dont l’exécution devrait engager l’implication des étudiants finissants.  


Marcel Kpogodo

’’Le kleenex qui tue’’ en lecture-spectacle

C'était à l'Eitb, à Togbin

La pièce de théâtre, ’’Le kleenex qui tue’’, écrite par le dramaturge béninois, Hermas Gbaguidi, a fait l’objet d’une lecture-spectacle, le samedi 27 septembre 2014, au Studio-théâtre de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb).

Une séquence de la lecture-spectacle, Chakirou Salami, au centre, Jean-Yves Bagoudou, à sa droite, Yérima Adjaratou, à sa gauche
Quatre acteurs se sont engagés dans la lecture-spectacle de la pièce, ’’Le kleenex qui tue’’, d’Hermas Gbaguidi, ce samedi 27 septembre, au Studio-théâtre de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb), située à Togbin. Il s’agissait de Yérima Adjaratou, Jean-Yves Bagoudou, Chakirou Salami et de Léa Chitou, respectivement dans les rôles de Nafissa, Rockson, Martial et de la lectrice des didascalies. Ils ont fait découvrir l’ouvrage par sa lecture expressive, ce qui a permis au public de comprendre qu’il s’agit d’une histoire de tromperie amoureuse où Nafissa, ayant eu des relations sexuelles avec Rockson, un amant de passage, se fait découvrir par son fiancé, Martial, à son retour de voyage, celui-ci ayant surpris et récupéré deux préservatifs utilisés et soigneusement cachés dans un sachet à papier-mouchoir. L’amoureux trompé ne manquera pas de marquer sa vengeance en tuant, de manière occulte, son ’’cocufieur’’.

Si, après sa présentation, le spectacle n’a pas fait l’objet d’une critique négative, c’est parce que la lecture véritablement expressive des acteurs a permis de faire vivre au public la crise de la pièce. Cette manifestation a été l’occasion de découvrir la compétence artistique de ceux-ci, étudiants en fin de formation.

Marcel Kpogodo