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jeudi 21 janvier 2016

Segun Olabisi fait preuve de professionnalisme

Avec la ''Journée de Noël'' chez ’’Colas’’


Le mercredi 16 décembre 2015, les enfants du personnel de la Société ’’Colas Afrique-Bénin’’ bénéficiaient d’une fête spéciale liée à la noël. Dénommée ’’Journée de noël’’, elle a été organisée de main de maître par l’artiste multidimensionnel, Segun Olabisi, sous le couvert d’une structure culturelle dont il assure la direction, ’’Segun Ola Creation & West african circus’’ (Soc & Wac).

Segun Olabisi
Une journée spécialement festive ayant commencé, au tout petit matin, par des préparatifs de longue haleine. Ensuite, elle s’articule, au début de l’après-midi, par l’arrivée de près d’une quarantaine d’enfants du personnel de ’’Colas Afrique-Bénin’’, les destinataires de la réjouissance, accompagnés de leurs parents. Et, elle s’achève par la réception par ces enfants, des mains du Père Noël, de leurs cadeaux. La réelle substance de la ’’Journée de noël’’ organisée par ’’Segun Ola Creation & West african circus’’ (Soc &Wac), le 16 décembre dernier, au ’’Club des nations’’, à Cotonou, pour le compte de la Société indiquée.
Tout l’arsenal attendu pour ce genre de manifestation était au rendez-vous : sonorisation, jeux, cocktail, chevaux, tableaux de cirque, d’acrobaties, clowneries, animation musicale, arbre de noël, Père Noël et cadeaux. Dans ses va-et-vient, Segun Olabisi, Directeur de la  ’’Soc & Wac’’, devait se rassurer que tout était en bon ordre et fonctionnait comme prévu. Ainsi, la réussite de l’événement a pu se révéler une réalité au vu du fait qu’il a pu mobiliser une certaine ressource humaine constituée d’hôtesses, de circassiens et, notamment, de musiciens de talent parmi lesquels il fallait compter, entre autres, Eric Dagbo, le grand héritier musical de Fèla Kuti au Bénin, et Malvina, un jeune talent en évolution. Remarquable : chacun dans son domaine a fait le travail qui lui revenait, ce qui a amené Segun Olabisi à donner une explication plus que simple de cette situation ; la structure qu’il dirige a cultivé, au fil de la sollicitation des clients, une grande habitude dans l’organisa          tion de ce type de festivité, lié à l’événementiel, d’où une satisfaction du client qui allait de soi, vu le visage rayonnant de Mireille Adjanohun, Assistante du Directeur général de ’’Colas-Afrique-Bénin’’. « Les enfants se sont amusés, se sont éclatés, c’était très bon », ne s’est-elle pas empêchée de commenter. Un défi, donc, pour Segun Olabisi : la 2ème édition de la ’’Journée de Noël’’, en 2016.


Marcel Kpogodo

jeudi 10 juillet 2014

Segun Olabisi, au cœur d'un spectacle de fusion musicale

Le vendredi 11 juillet 2014 à l'Institut français de Cotonou (Zeynab Abib, Sergent Marcus et David Sax aussi seront là !)

L'artiste polyvalent nigérian, Segun Olabisi, est à l'initiative du spectacle, « Mix afrobeat madingue ». Il aura lieu le vendredi 11 juillet prochain, à partir de 20h30, à la paillotte de l’Institut français de Cotonou. Pas moins d’une dizaine d’artistes annoncés pour se produire, parmi lesquels des noms respectables et respectés de la musique béninoise.

Segun Olabisi ...
La star de la musique, Zeynab Abib, le rappeur-slammeur, Sergent Marcus, et l’incontournable du saxophone, David Sax. Trois noms très bien connus du microcosme musical béninois qui sont invités à se produire. C’est au cours de l’événement « Mix afrobeat madingue », prévu pour avoir lieu, demain vendredi 11 juillet 2014, à la paillotte de l’Institut français de Cotonou, à partir de 20h30. « Mix afrobeat madingue », c’est le spectacle dont Segun Olabisi, l’initiateur, qui a bien voulu se prêter à nos questions le concernant, définit comme « un cocktail musical, une rencontre musicale entre trois pays d’Afrique de l’Ouest qui sont des voisins : le Burkina, le Nigeria et le Bénin ».
Selon lui, il s’agit de fusionner la musique afrobeat, pratiquée au Bénin et au Nigeria à la musique mandingue, la « musique griot », ce qui, toujours à en croire ses propos, amène à « l’Union africaine qui devra commencer quelque part », en marge des initiatives politiques sous-régionales et régionales, des conférences internationales, notamment.
La réalisation concrète du « Mix afrobeat madingue » fera évoluer sur la scène de la paillotte de l’Institut français de Cotonou, du côté du Burkina Faso, Ibrahim Babanguida et Moussa Gnoumou que, explique Segun Olabisi, dans la logique des vrais griots mandingues, l’on verra exploiter leur voix au rythme des mythiques instruments que sont la kora, le balafon, de même qu’à celui des calebasses et des percussions. Au niveau du Bénin, des instrumentistes très connus parmi les plus compétents évolueront sur la scène : Didier Ahounadjinou, « un des plus grands pianistes béninois », Raphaël Sheyi, « un grand percussionniste-tromboniste », et Sam Isaac, un autre excellent multi-instrumentiste qui jouera de la trombone et de la guitare basse. Au niveau du Nigeria, Segun Olabisi s’en fera le digne représentant à travers la flûte, la percussion et le chant.
Ces musiciens, qui fusionnent donc leurs énergies artistiques, prônent le retour de l’Africain à ses sources culturelles, lui qui, dans le monde d’aujourd’hui, dominé par l’informatique, les tic, les réseaux sociaux, est musicalement « perdu dans son chemin réel», puisque les artistes imitent beaucoup l’occident, une manière de « passer à côté de la réalité » et de « ne pas avancer », constate Segun Olabisi. « Si on ne règle pas le problème des fondements culturels, on ne pourra pas avancer », lance-t-il, proposant la thérapie culturelle du mélange des atouts fondamentalement africains aux apports occidentaux : « On ne peut pas pratiquer uniquement le nouveau système et oublier les réalités typiquement africaines ». Pour lui, le plus dur n’est pas immédiatement perceptible : « ce sont nos enfants qui viennent demain», fait-il éclater. « Quel futur on va leur laisser ? Si, nous-mêmes, nous perdons le chemin dès aujourd’hui, et nos enfants ? Il ne faut pas qu’ils passent à côté comme nous, nous le faisons aujourd’hui », détaille-t-il toujours, évoquant les données contemporaines auxquelles le spectacle aspire à faire réfléchir le public.
« Mix afrobeat mandingue », dans la logique que développe son promoteur, entend aussi brasser, au cours du spectacle de demain, des considérations, entre autres, liées à l’éducation des enfants à notre époque, eux dont les parents, emportés dans l’obligation de la gestion et de la rentabilisation du quotidien, gagnent de l’argent qu’ils considèrent comme l’essentiel, mais qui est « une futilité », puisqu’il les pousse à « passer à côté de la réalité », l’éducation des enfants, que ces parents abandonnent, comme le dénonce Segun Olabisi, aux employés de maison et aux enseignants. « L’argent est important mais, ce n’est pas tout non plus », conclut-il. Pour lui, l’argent pousse aussi à faire n’importe quoi pour le gagner, ce qui amène au vol, à la corruption, « et on se fout au retour que cela peut nous ramener de même qu’à nos enfants », précise-t-il encore. « On n’est pas là comme un pasteur ou un professeur qui donnent des leçons de morale ; on est là juste pour faire réfléchir le public aux réalités de notre époque, tout en lui faisant déguster de la bonne musique », achève-t-il.
Segun Olabisi lance donc un appel aux mélomanes béninois : « Venez soutenir ce projet parce qu’il n’est pas seulement du Bénin et de l’Afrique mais, aussi, du monde ; c’est un projet de l’humanité … Quand vous viendrez à ce spectacle du vendredi 11 juillet, vous comprendrez qu’avec un mélange musical tel que celui que nous réalisons, on peut avoir de bons résultats. C’est bon pour les enfants, c’est bon pour les grands, …  Venez, c’est comme un médicament bio qui va régler la tête et l’esprit ». 
Prix cadeau pour le spectacle : 1000 F, pour les adhérents, 2000 F, pour les non adhérents.

Marcel Kpogodo